A la date du 03 Novembre 2026, en ce début de saison froide à Niamey, les prix de certains légumes comme oignon, poivron, piment frais, ail, connaissent de légères augmentations tandis que pour d’autres la tendance est à la baisse. Au Petit Marché de Niamey, les étals des légumes sont remplis mais le prix reste élevé. Une situation qui tracasse au quotidien les consommateurs dont les budgets sont insuffisants.
Rencontré au Petit Marché, Issa Kajirou, un commerçant connu pour la vente d’oignon depuis 40 ans explique que certains produits en provenance de plusieurs localités du pays connaissent une hausse du prix. L’oignon, dit-il, est devenu très cher ces derniers temps. Une situation qu’il lie, notamment à la saison actuelle.
Issa Kajirou, s’approvisionne au Marché Dolé de Niamey où il achète le sac de 50 kilogrammes à 33 000 FCFA. La grande tasse ‘’baho’’, se négocie à 9 000 voire 9 500 FCFA, alors que ça coûtait au début 2 500 FCFA, ou 3500 FCFA. Le petit seau se vend à 4 000 FCFA, et le grand à 5 000 FCFA. Le poivron qui coûtait il y a deux semaines de cela, 12 000 FCFA, aujourd’hui se négocie à 35000 FCFA, et le piment frais qui coûtait 10 000 FCFA, se négocie à 17 000 FCFA. Pour la pomme de terre le sac de 120 kilogramme coute 90.000 FCFA.
De son côté, Issoufou Issa, 28 ans, jeune revendeur spécialisé dans la vente de l’ail depuis 5 ans, explique que le kilo qui coûtait 1000 FCFA, s’élève aujourd’hui à 1750 FCFA, et la tasse de 3000 FCFA, se négocie désormais à 5000 FCFA.
Le jeune revendeur souligne quelques difficultés liées à l’approvisionnement qui n’arrive pas en grande quantité, ce qui engendre la cherté des produits.
Par contre d’autres légumes connaissent une légère baisse.
Assis aux abords de goudron M. Moussa Abdou, explique que certains légumes connaissent une légère baisse, notamment le chou dont le sac coûtait 30000 FCFA se négocie entre 25000 et 28000 FCFA maintenant. D’autres légumes tels que la tomate, l’aubergine, et le concombre ont également connue une baisse de prix significative.
De son coté Mme Mari, une mère rencontrée au marché serre la mine. « Je quitte le quartier aéroport pour venir me ravitailler au Petit Marché, mais ces derniers temps, je ne plus comprends plus le marché, l’oignon est devenue trop cher, avec mon budget journalier je n’arrive plus à bien m’approvisionner, le prix ne cesse de changer», a-t-elle dit.
Rabi I. Guero (ONEP)





