Au cours de la visite au marché Dolé
Le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Abdoulaye Seydou poursuit ses visites d’inspection dans plusieurs commerces, marchés et industries de la place. Ce dimanche 1er février 2026 il s’est rendu sur le site du marché Dolé ainsi que dans plusieurs boulangeries et une entreprise privée de transformation alimentaire de la place. La série de visites du ministre a pour objectif de constater la disponibilité et l’accessibilité des produits sur le marché, mais surtout de sensibiliser les commerçants sur les prix à l’approche du mois béni de Ramadan afin de contribuer à la satisfaction des besoins des populations.
Le ministre s’est d’abord rendu au marché « Kassoua Dolé », où il a visité plusieurs stands et échangé avec les marchands. Malgré la grandeur et l’immensité du marché Dolé, le ministre l’a parcouru en s’arrêtant de stand en stand, notamment chez les vendeurs de tomates, d’oignons, de choux, de pommes de terre, de carottes, de moringa, de poissons frais provenant de Diffa, du fleuve Niger et du Mali, de volaille et de citrons, pour ne citer que ceux-là, afin de s’enquérir des prix pratiqués. Au cours de cette tournée, le ministre a reçu de nombreuses explications sur les prix, tant au niveau des grossistes que des détaillants. À chaque arrêt, il a profité de l’occasion pour sensibiliser les commerçants à ne surtout pas augmenter les prix à l’approche du Ramadan. « Ne profitez pas du Ramadan pour augmenter ou exagérer sur les prix. Au contraire, vous devez les maintenir, voire les diminuer. Le bon musulman est celui qui facilite l’accès aux autres et ne profite pas d’une situation pour faire des bénéfices excessifs », dit-il.

Les marchands, quant à eux, ont expliqué au ministre que, bien qu’ils recherchent un bénéfice, ils n’augmentent pas exagérément les prix. Ils ont précisé que certaines hausses sont parfois dues à la rupture des produits sur le marché, cette rareté entraînant mécaniquement l’augmentation des prix. Selon eux, si cela ne tenait qu’à eux, les prix resteraient stables, voire diminués, mais la réalité du marché impose parfois des variations en fonction de la quantité disponible. « Maintenez les prix comme ça », a martelé le ministre Abdoulaye Seydou. Pour encourager les commerçants, il a même effectué quelques achats au marché Dolé.
Le ministre s’est ensuite rendu au quartier Diaspora, où est installée l’entreprise Adelco BM Rice, une nouvelle unité de transformation produisant 40 à 45 tonnes de riz par jour. Les responsables ont présenté tout le processus de transformation, du début à la fin. Après avoir constaté la disponibilité du riz, le ministre les a encouragés et a rappelé l’importance du respect strict des normes d’hygiène et de sécurité dans la fabrication des produits.
« Cette série de visites au marché et dans les entreprises locales s’inscrit dans la continuité de ce que nous avons entamé hier, notamment pour sensibiliser les commerçants à adopter un comportement citoyen, surtout à l’approche du mois de Ramadan. En ce qui concerne les légumes, nous avons constaté leur disponibilité et à des prix abordables, ce qui est appréciable. L’objectif est d’éviter la hausse des prix et de garantir l’accès aux produits essentiels. Cette mentalité consistant à profiter du Ramadan pour maximiser les profits doit être bannie. Nous avons également tenu à les écouter. Ils nous ont fait part de certaines préoccupations auxquelles nous avons promis d’apporter des solutions appropriées », a-t-il déclaré.
Le ministre en charge du Commerce a enfin encouragé les acteurs rencontrés pour leur engagement à assurer l’approvisionnement du pays en produits de grande consommation. Il a souligné que les autorités attachent une importance particulière à la souveraineté alimentaire, et que les initiatives visant à inviter les Nigériens à produire massivement, à s’engager dans la production et la transformation locales, doivent être soutenues et encouragées.
Cette visite a également permis au ministre d’effectuer une visite surprise dans plusieurs boulangeries et pâtisseries de la capitale. Il a constaté de visu, en interrogeant les ouvriers sur le respect des normes d’hygiène et de sécurité, insistant sur leur stricte application. « La production des boulangeries est particulièrement sollicitée pendant le mois de Ramadan. Il était important de vérifier l’état de mise en œuvre des mesures réglementaires prises il y a environ six mois dans ce secteur. Ces visites vont se poursuivre afin de constater sur le terrain si les consignes exigées sont respectées », a-t-il affirmé.
Assad Hamadou (ONEP)
