Lors de la rencontre tripartite sur le cas des réfugiés nigérians vivant à Niamey
Le ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l’Extérieur, M. Bakary Yaou Sangaré, a convoqué, le mardi 20 janvier 2026, une réunion d’urgence à son cabinet avec les membres de la Commission mixte nigéro-nigériane et le chargé d’affaires de l’ambassade du Nigeria à Niamey. Cette rencontre tripartite vise à échanger sur la situation de plus d’un millier de réfugiés nigérians qui se trouvent à Niamey, et d’établir des mécanismes qui puissent permettre de les sécuriser et de faciliter leur rapatriement dans leurs localités d’origine en toute sécurité et dans le respect des droits et de la dignité humaine.
Selon le ministre en charge des Affaires étrangères, ces ressortissants nigérians qui sont plus de 1 300 réfugiés viennent du Mali, du Nigeria et certaines régions de la Libye. En effet, depuis quelques jours, des informations divergentes circulent sur des médias et des plateformes numériques sur le sort réservé à ces réfugiés. Le ministre Bakary Yaou Sangaré a annoncé que l’ambassade du Nigeria à Niamey a déjà pris des mesures en amont.
Le ministre a aussi indiqué que ces réfugiés ont été localisés et hébergés dans un endroit bien précis qui a été mis à leur disposition par l’ambassade du Nigeria, en collaboration avec les autorités nigériennes. La police veille à leur sécurité et des pourparlers sont en cours avec l’OIM pour faciliter leur retour pour ceux d’entre eux qui veulent rentrer. « Mais pour ceux qui préfèrent ne pas rentrer pour des raisons qui leur sont propres et qui sont essentiellement des raisons de sécurité, nous allons les dénombrer, les identifier, et puis voir, en collaboration avec l’ambassade du Nigeria, les mesures les plus appropriées pour faciliter leur intégration au Niger », a déclaré le ministre en charge des Affaires étrangères.
« Nous savons tous que, dans des situations comme ça, il faut traiter ce genre de question avec beaucoup de prudence, avec beaucoup de précautions, parce que ce sont des sujets très sensibles et nous avons tenu à sortir pour expliquer à l’opinion nationale et internationale que ce qui se raconte sur les réseaux sociaux n’en est rien. Nous traitons cette question en parfaite intelligence et que les dires des gens, de certains journalistes et sur les réseaux sociaux n’engagent que leurs auteurs. Nous sommes là pour donner la version officielle, la version vraie, pour montrer que le Niger, le Nigeria, la Commission mixte et l’OIM travaillent main dans la main pour que ces gens-là soient le moins affectés possible », a expliqué M. Bakari Yaou Sangaré.
Le ministre a par ailleurs rappelé que le Niger a vécu cette expérience avec ses compatriotes dans certains pays, une situation qu’il a qualifiée de douloureuse et que le gouvernement ne voudrait pas que ces situations se répètent et se vivent au Niger. « Contrairement à ce que les gens racontent sur les réseaux sociaux, je ne dis pas qu’il n’y a pas de débordement parce que des individus dans la rue, on ne peut pas se porter garant des agissements des uns et des autres. Ce sont nos parents, ce sont nos frères. Nous allons les traiter avec la bienveillance requise au même titre que nos autres compatriotes qui viennent des autres régions du Niger », a-t-il conclu.
Hamissou Yahaya (ONEP)
