Au cours du lancement de la campagne pour recenser les fournisseurs locaux
Le ministre du Pétrole, M. Hamadou Tini, a procédé, mardi 10 mars 2026 à Niamey, au lancement officiel de la campagne de recensement des fournisseurs, prestataires de service et sous-traitants participant aux activités des secteurs des Mines et des Hydrocarbures. Cette initiative vise à accroître la participation effective des entreprises nigériennes aux marchés du secteur pétrolier, renforcer leur compétitivité, favoriser le transfert des compétences et des technologies et créer des emplois durables et qualifiés pour la jeunesse.
Pour le ministre Hamadou Tini, le pétrole du Niger doit, en priorité, servir au développement de l’économie nigérienne, conformément à la vision portée par les plus hautes autorités du pays. « Le développement pétrolier n’a de sens que s’il crée de la valeur ici, au Niger. Notre ambition ne souffre d’aucune ambiguïté. Les retombées économiques du secteur pétrolier doivent bénéficier prioritairement aux entreprises nigériennes. Le contenu local n’est pas une contrainte administrative. C’est une opportunité stratégique. Il constitue à la fois un levier de croissance économique, un instrument de consolidation du secteur privé national et un pilier essentiel de notre souveraineté économique », a-t-il ajouté.
Aussi, le ministre du Pétrole a souligné que, sans entreprises nationales fortes, il ne peut y avoir de développement durable. Pour rendre cette ambition concrète, opérationnelle et transparente, l’État envisage la mise en place d’une plateforme nationale des acteurs et des marchés du contenu local qui se veut un outil structurant au service privé national. Cette plateforme aura pour vocation de constituer un registre officiel des entreprises nationales qualifiées, d’offrir aux entreprises nigériennes une visibilité accrue auprès des compagnies pétrolières et leurs sous-traitants, de faciliter la mise en relation directe avec les donneurs d’ordre et de servir d’instrument de suivi et d’évaluation de la participation nationale aux marchés pétroliers.
Dans un environnement économique de plus en plus compétitif, souligne-t-il, la visibilité devient un facteur déterminant d’accès aux opportunités. « Être inscrit sur cette plateforme, c’est être identifié, être visible, être éligible aux marchés. Ne pas s’inscrire, c’est accepter de rester en marge des opportunités car il est évident que l’on ne peut pas saisir une opportunité si l’on n’est pas référencé », a déclaré M. Hamadou Tini précisant que les besoins du secteur pétrolier sont considérables. Ils concernent le génie civil et les BTP, le transport et la logistique, les fournitures industrielles, la maintenance et les services techniques, la sécurité, le catering et l’hôtellerie ainsi que les services financiers et les assurances. Ces marchés représentent, selon le ministre, des volumes financiers considérables injectés dans l’économie nationale. « L’enjeu est clair : œuvrer de façon à ce qu’une part significative de ces ressources bénéficie aux entreprises nigériennes. Notre responsabilité collective est engagée : faire en sorte que ces opportunités contribuent réellement à structurer et renforcer durablement notre tissu économique national. Cela suppose de répondre à certaines exigences, être visible, structuré, certifié et être compétitif », a-t-il soutenu.
Auparavant, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Niger, M. Moussa Sidi Mohamed, a salué cette initiative du gouvernement. « Nous serons à l’écoute du comité technique qui a été mis en place pour planifier une communication massive et une stratégie de communication. Nous mettrons les moyens nécessaires pour que nous puissions donner la large information pour que cette plateforme puisse accueillir tous les acteurs qui sont intéressés par l’activité pétrolifère et gazière » a-t-il assuré. M Moussa Sidi Mohamed d’ajouter que, derrière cette activité du pétrole, les opérateurs économiques nigériens peuvent certainement constituer une large activité économique et donner la possibilité à d’importantes PME et PMI la possibilité de s’introduire et de pouvoir créer une masse critique d’opérateurs économiques dans ce domaine. Avec les partenariats qui sont ouverts dans le monde entier, souligne le président de la CCIN, il n’est pas exclu demain qu’il y ait des grands majors nigériens dans ce secteur.
Farida. A. Ibrahim (ONEP)
