Présentation des suspects et des 800 000 comprimés.d’Ecstasy saisis par la Police
Les éléments de la Direction départementale de la Police Nationale d’Illéla ont saisi, le 9 février 2026 sur la route Badaguichiri, 160 sachets contenant chacun 5 000 comprimés, soit un total de 800 000 comprimés d’Ecstasy. La saisine a été présentée au gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa.
Cette saisine a eu lieu lors d’un contrôle sur un véhicule touristique de marque Wolswaghen en provenance de Cotonou, à destination de Tahoua, avec à son bord deux individus de nationalité nigérienne. La fouille minutieuse effectuée dans les différents compartiments du véhicule a permis aux agents de constater un coffret hermétiquement fermé. Conformément aux usages en la matière, les agents ont donc invité le chauffeur de l’ouvrir. Ce dernier leur a déclaré ne pas être en mesure d’ouvrir le coffret. Face à cette réponse, jugée suspecte, le véhicule et ses deux occupants ont été conduits au commissariat pour des contrôles plus poussés.
Ainsi, un expert requis a décoffré le compartiment suspect. La fouille de ce dernier a permis à l’antenne départementale de l’Office Central de Répression du Trafic Illicite des Stupéfiants (OCRTIS), appuyée par des agents du service général, de constater un espace spécialement aménagé où sont dissimulés plusieurs sachets contenant des comprimés de couleurs jaune, violette, orange et rose. L’extraction a permis de dénombrer 160 sachets contenant chacun 5 000 comprimés, soit un total de 800.000 comprimés. Les résultats des tests effectués sur un échantillon de comprimés par le laboratoire de la Police Technique et Scientifique ont mis en évidence la présence de l’Ecstasy, une drogue de synthèse de la famille des Amphétamines. Les investigations menées par l’OCRTIS ont permis d’interpeller 4 autres individus à Tahoua et à Niamey, dont le chef du réseau, connu des services de l’OCRTIS.
Le mode opératoire de ce réseau, très solide et bien structuré, consiste à dissimuler la drogue dans des véhicules touristiques pour échapper au contrôle. En effet, le véhicule transportant cette cargaison de drogue a été embarqué au port de Marseille en France en décembre 2025 pour arriver au port de Cotonou en janvier 2026 d’où il a été enlevé et importé au Niger par le Poste de Police Frontalier de Sabon Birni. Les investigations se poursuivent afin de déterminer le point de chargement de la drogue dont la valeur marchande s’élève à 8 milliards F CFA. Cette saisie, qui constitue la première portant sur ce type de drogue opérée au Niger, illustre parfaitement qu’en dépit des efforts de l’OCRTIS et des autres services de répression, le trafic de drogue demeure une des menaces majeures pour les systèmes de sécurité et de santé publiques.
Devant l’ampleur de l’expansion du phénomène avec l’apparition de nouvelles drogues, l’OCRTIS, tout en réitérant son engagement et sa détermination à combattre ce fléau, attire une fois de plus l’attention des parents sur leur devoir de suivi et d’encadrement de leurs enfants de plus en plus exposés aux risques de consommation de certains types de drogues, jadis méconnues de nos sociétés. Aussi, la Direction Régionale de la Police Nationale appelle-t-elle la population à plus de collaboration et se félicite des prouesses de ses unités déconcentrées et du soutien des autorités administratives régionales.
Tsahirou Abdoua, ANP Tahoua
