A l’ouverture des travaux de l’atelier
Le Secrétaire général de la préfecture de Konni, région de Tahoua, M. Ado Ahmet, a présidé, le jeudi 05 mars 2026 à Konni, la cérémonie d’ouverture d’un atelier de formation des techniciens sur la gestion sécuritaire des pesticides. Cette session de formation, organisée par le Projet d’Appui au Développement des Cultures Irriguées et à l’Intensification de la Production (PACIPA) en collaboration avec la Direction Générale de la Protection des Végétaux (DGPV), a regroupé des participants venus des huit (8) régions du Niger. Elle a pour objectif de contribuer à la mise en œuvre du Plan de Gestion Intégrée des Pesticides (PGIPP) du PACIPA à travers le renforcement des capacités des acteurs.
Dans son allocution d’ouverture, le secrétaire général de la préfecture de Konni s’est réjoui d’accueillir cet important atelier national destiné aux techniciens spécialisés en protection des végétaux sur la gestion sécuritaire des pesticides. Il a rappelé le rôle stratégique de la DGPV chargée de la conception et de la mise en œuvre de la politique et des stratégies en matière de protection des végétaux au Niger, précisant ses attributions d’assurer la surveillance et la protection phytosanitaire des produits végétaux sur l’ensemble du territoire national.

Selon lui, l’objectif de la DGPV est d’atténuer, voire endiguer les effets néfastes de l’utilisation des pesticides sur l’environnement (atmosphère, plantes, sols et eau). C’est dans ce cadre, a-t-il fait savoir, que ce présent atelier de formation est organisé au profit des techniciens chargés de l’encadrement des producteurs dans les zones d’intervention du PACIPA.
Le SG de la préfecture de Konni a également rappelé qu’au Niger le secteur rural occupe plus de 80% de la population et contribue à hauteur de 43% au PIB national. Malgré cette importante contribution à l’économie nationale, la production agricole reste tributaire de plusieurs contraintes liées au climat, à l’érosion, à la pauvreté des sols, ainsi qu’à une pression quasi-permanente des organismes nuisibles causant des pertes importantes sur les récoltes et les denrées stockées. C’est tenant compte des effets néfastes que peut engendrer une mauvaise utilisation de ces produits chimiques sur la santé humaine, animale et sur l’environnement, que l’Etat nigérien a pris des mesures règlementant l’importation et la distribution de ces produits, a-t-il déclaré.
M. Ado Ahmet a aussi indiqué que depuis mars 2000, le Niger dispose d’un Comité National de Gestion des Pesticides (CNGP), tout en rassurant qu’en intégrant des approches basées sur les connaissances scientifiques et les expériences pratiques avérées, la DGPV et ses partenaires visent à créer un environnement propice et durable à l’utilisation des pesticides et cette formation contribuera à améliorer la résilience des communautés nigériennes et à garantir leur sécurité alimentaire et nutritionnelle. Il a enfin remercié, au nom du gouvernement et du peuple nigériens, la Banque Mondiale, à travers le PACIPA, pour le financement de cet important atelier.
Quant au directeur général de la protection des végétaux, M. Issa Mano, a rappelé la mission de sa direction qui consiste à la défense des végétaux, la sécurisation des produits et sous-produits végétaux sur l’ensemble du territoire national. Il devait par ailleurs souligner que c’est dans ce cadre qu’il a sollicité et obtenu un appui financier auprès du PACIPA, à travers une convention qui la lie avec ledit projet. Il a ensuite expliqué que cette formation est une nécessité absolue au vu des défis énormes qui se posent dans le secteur. Selon lui, elle contribuera sans nul doute à l’atteinte de la souveraineté alimentaire au Niger dans un environnement sain.
Tsahirou Abdoua, ANP Tahoua
