A l’ouverture de la cession
Le gouverneur de la région de Tahoua, le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa, a présidé, ce jeudi 22 janvier 2026 à l’Hôtel de Ville de Tahoua, la cérémonie d’ouverture de la première session de la Commission consultative régionale de l’administration territoriale (COCORAT) de Tahoua au titre de l’année 2026.
Pendant deux jours, les participants se pencheront sur la présentation des actions réalisées en 2025 et les perspectives 2026 de l’État, des collectivités, des projets et des ONG/AD. Il s’agit concrètement d’échanger sur la situation sécuritaire, la gestion des déplacements des partenaires, le rôle des chefs traditionnels et religieux, la protection des personnes et de leurs biens, l’hydraulique rurale et urbaine, l’accès équitable à l’eau potable, l’agriculture et l’élevage, la culture, l’artisanat et le commerce, piliers de l’économie locale confrontés aux aléas climatiques, aux crises pastorales et à la pression sur les ressources naturelles, ainsi que sur la gouvernance des ONG.
Dans ses propos liminaires, le gouverneur de la région de Tahoua a rappelé que cette commission est un outil essentiel pour l’action de l’État en région, soulignant qu’elle « est le lieu privilégié où se rencontre l’expertise des services de l’État dont vous êtes les dépositaires, en tant qu’acteurs locaux ». Le Colonel-major Souleymane Amadou Moussa a ensuite souligné que « c’est ensemble que nous réfléchissons en vue d’améliorer l’efficacité et la proximité de l’administration territoriale dans le cadre légal de la refondation ». En effet, a-t-il fait observer, « la région de Tahoua, riche de par sa population et son potentiel, fait face à des défis majeurs qui exigent une coordination renforcée, une synergie d’actions et un respect strict de la hiérarchie administrative ».
Il a également évoqué la question du schéma d’aménagement foncier (SAF), qui constitue une priorité stratégique, tout comme les indicateurs de sécurité alimentaire et nutritionnelle, ainsi que le plan de contingence multisectoriel, qui doivent être consolidés afin de permettre une planification anticipative et efficace face aux risques sécuritaires, climatiques, humanitaires et sociaux. Pour le gouverneur Souleymane Amadou Moussa, la région de Tahoua a besoin de l’implication de toutes les autorités administratives, locales, coutumières et religieuses, des services techniques, ainsi que des ONG et partenaires techniques et financiers, afin de renforcer la sécurité, améliorer les conditions de vie des populations et promouvoir une gouvernance exemplaire pour inscrire durablement la région sur la voie de la paix, de la stabilité et du développement harmonieux.
« L’objectif commun, a-t-il fait savoir, est de parvenir à des conclusions et des orientations concrètes, à la hauteur des défis qui nous attendent et de l’espérance de nos concitoyens. »
Auparavant, le représentant de l’UNICEF, Dr Hainikoye Adamou, a indiqué que cette rencontre offre l’opportunité de porter un regard rétrospectif sur les actions menées au cours de l’année 2025, notamment dans les secteurs de l’eau potable, de l’état civil et des services sociaux de base. Selon lui, cette session permettra également de réfléchir collectivement aux principaux défis qui freinent la mise en œuvre de l’agenda des enfants dans la région de Tahoua, tout en identifiant les perspectives et les pistes d’amélioration pour les années à venir.
Selon le représentant de l’UNICEF, la COCORAT est un outil essentiel d’appui à la décision des autorités administratives. Elle permet d’informer les acteurs régionaux des programmes et projets de développement en cours, d’apprécier le niveau d’exécution des actions de l’année écoulée et de formuler des avis et recommandations pour améliorer l’orientation de l’action de l’État et des collectivités territoriales. À ce titre, il a exhorté les membres de la COCORAT à suivre avec la plus grande attention les différentes présentations et à formuler des propositions objectives afin que les travaux aboutissent à des recommandations pertinentes pour le bien-être des populations et des enfants.
S’agissant de l’année 2025, le représentant de l’UNICEF s’est dit satisfait des avancées significatives enregistrées en faveur des enfants de la région, grâce aux efforts conjoints des autorités régionales, départementales et communales, des chefs traditionnels et religieux, des services techniques déconcentrés, des ONG et des partenaires.
Toutefois, il a reconnu que des défis importants demeurent, notamment en matière d’accès à la santé, à l’eau potable, à l’éducation, en particulier la scolarisation de la jeune fille, ainsi que dans la lutte contre la malnutrition. C’est pourquoi, a-t-il insisté, « la session de la COCORAT constitue une opportunité déterminante pour renforcer la gouvernance des actions de développement, mutualiser nos ressources et nos expertises, et définir des stratégies concertées en faveur des enfants de la région de Tahoua ».
Tsahirou Abdoua, ANP Tahoua
