Après deux années de formation, de persévérance et de sacrifices, la 21è promotion des élèves Officiers de l’Ecole de formation des Officiers des Forces armées nigériennes (EFOFAN) est désormais prête à servir la nation. A la suite de la cérémonie de triomphe organisée hier, mercredi 9 septembre 2026 à Niamey, les jeunes officiers de cette promotion baptisée « Oumarou Tahirou dit Papa » intègrent l’effectif des forces armées avec brio. La cérémonie a été présidée par le ministre d’Etat, ministre de la Défense Nationale, le Général d’armée Salifou Mody, en présence du commandant de l’EFOFAN, le Lieutenant-Colonel Abdoul Aziz Ali Bandiaré, des autorités militaires et de plusieurs invités dont les familles qui se sont déplacées pour la circonstance.
Au cours de la cérémonie de triomphe, les nouveaux officiers ont reçu leurs attributs, notamment les épaulettes et les bracelets ALKIZES, témoignant de leur nouvelle vie sous le drapeau. La promotion Oumarou Tahirou dit Papa a ainsi prêté solennellement serment de défendre la patrie jusqu’au sacrifice ultime et de servir le Niger et son peuple. Le « Code d’honneur du Wangari » prononcé à l’unisson par ces officiers, marque dans le fer leur patriotisme en tant que citoyen nouveau, scelle définitivement leur loyauté envers la nation, et les prédispose au sacrifice, ultime s’il le faut, pour protéger la patrie et le peuple nigériens.

Cette présentation de la 21è promotion intervient après deux (2) ans de formation axée sur la formation militaire générale, la formation physique et sportive, la formation morale et le renforcement du caractère.
Dans son discours, le Général d’Armée Salifou Mody a rappelé que depuis 25 ans, l’Ecole de formation des officiers des Forces armées nigériennes accomplit sa mission de formation de l’élite militaire en s’adaptant continuellement aux mutations profondes de l’environnement, avec des résultats jugés satisfaisants à son actif. Selon le ministre de la Défense Nationale, la discipline, le leadership et le discernement doivent être désormais les valeurs qui guident la vie et les actions de ces nouveaux officiers des FAN. « Vous recevez vos galons dans un contexte sécuritaire caractérisé par de nombreux défis liés notamment au terrorisme et aux tentatives répétées de déstabilisation de nos Etats. C’est dans ce contexte particulièrement exigeant que vous allez débuter votre carrière », a-t-il fait savoir, avant de soutenir que la discipline constitue la force principale des armées, le socle sur lequel repose la confiance entre le chef et ses subordonnés.

Pour le général d’Armée Salifou Mody, la discipline, le leadership et le discernement sont trois faces d’une même exigence, celle de rendre les officiers dignes de la confiance que la nation a placée en eux. « Vous serez constamment jugés sur votre capacité à remplir la mission et à demeurer, en toute circonstance, fidèles au serment que vous avez prononcé », a-t-il rappelé avant de souligner que ces jeunes officiers deviennent ainsi les héritiers d’une institution bâtie sur une longue tradition de sacrifices.
Pour sa part, le commandant de l’EFOFAN, le Lieutenant-colonel Abdoul Aziz Ali Bandiaré a indiqué que la 21è promotion rassemble non seulement des stagiaires nigériens, mais aussi des stagiaires venus de pays amis et frères du Niger, notamment du Burkina Faso, du Mali, du Cameroun, du Congo, de la Guinée et du Tchad.

Selon le commandant de l’EFOFAN, ces efforts résultent d’un dévouement sans faille du corps d’encadrement qui a su transmettre, tout au long du cycle de formation, son savoir, son expérience et ses exigences. « À ses côtés, les personnels de soutien, œuvrant souvent dans l’ombre, ont assuré avec constance les conditions matériels et logistiques de cette formation. C’est à leur abnégation collective, autant qu’au mérite des stagiaires que nous devons la promotion qui se présente aujourd’hui devant vous », a-t-il précisé.
Dans ce temps de paradigmes émergents et de menaces sans cesse renouvelés, a rappelé le commandant de l’EFOFAN, le chef militaire doit s’affirmer dès sa sortie de l’école comme un meneur d’hommes résilient au combat et ouvert sur le monde. « Je forme pour chacun d’entre vous le vœu d’un épanouissement dans vos carrières respectives. Et je vous laisse cette conviction du XVIIe siècle, mais plus que jamais d’actualité : Ce qui guide plus l’efficacité de nos actions et la confiance de nos subordonnés, c’est la capacité plus que le courage », a-t-il relevé.
Yacouba Moumouni (ONEP)





