Autonomisation de la Femme par l’entreprenariat : Mme Abdoulkadre Hadiza Issoum, la passion de la pâtisserie

Société
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Au Niger et plus précisément à Niamey, les femmes ont de plus en plus des initiatives dans le domaine du petit commerce ou de petites ou moyennes entreprises.  En effet, pour se défaire d’une certaine idée qui veut qu’une femme doit toujours être entretenue, dépendre de l’homme pour subvenir à ces besoins, ces femmes se créent des petites activités qui leur permettent de s’autonomiser et au mieux de contribuer économiquement à la gestion de leurs ménages. Et cela permet de réduire le taux de chômage au Niger. Le cas de Mme Abdoulkadre Hadiza Issoum en est un exemple. Agée d’une trentaine d’année, mère de deux enfants, elle est titulaire d’un master II en droit des affaires et management. Elle a eu l’ingénieuse idée de créer une pâtisserie dénommée: ‘‘Papilles Gourmandes by H’’.

Il s’agit, dit-elle, à travers ce concept «d’éveiller la gourmandise des gens, le mot ‘‘Papilles’’ qui, chez les humains permet de distinguer les différentes saveurs comme le sucré et le salé. Et, le mot ‘‘Gourmande’’ qui lui fait allusion une forte envie et désir de manger ou de boire quelque chose de spécifique, comme les petites viennoiseries sucrées et les apéritifs salés. Mme Abdoulkadre reconnait être une passionnée de la pâtisserie. Elle explique que l’idée de création de cette entreprise lui est venue avec sa passion. «Ainsi, il m’est venue l’idée de mettre cette passion et mon savoir-faire à profit,   la partager avec les autres et en faire un crédo commercial. J’ai donc décidé de créer Papilles Gourmades» a-t-elle déclaré. Créée en novembre 2019, ladite entreprise a pour vocation d‘offrir diverses prestations de services comme la pâtisserie, notamment : des mini cakes, des petites tartelettes et des gâteaux de tout genre.

S’agissant le prix des produits, Mme Abdoulkadre affirme qu’ils varient en fonction du produits et de la commande. Par exemple, il y a des pâtisseries de 250FCFA à 2.000FCFA, 3.500 FCFA à 6000FCFA. Le prix des gâteaux est de 8.000FCFA et même de 15.000 FCFA. Travaillant pour l’instant, seule, Mme Abdoulkadre affirme qu’elle préfère faire elle-même son travail, du début à la fin. «Je me sens plus à l’aise quand j’effectue mes tâches moi-même», dit-elle. En outre depuis qu’elle s’est lancée dans cette activité, l’entrepreneure dit parvenir à s’en sortir. «Dieu merci, j’arrive à tirer mon épingle du jeu», a-t-elle dit. Evoquant l’écoulement de ses produits, Mme Abdoulkadre indique qu’il se base surtout sur les commandes faites par les clients, car n’ayant ni boutique, ni magasin. Tout est fait à la maison. «Le client lance sa commande, je confectionne le produit et je le lui livre», déclare-t-elle.

Abordant les difficultés qu’elle rencontre, Mme Abdoulkadre se désole surtout du fait que  compte tenu du climat, de la température, certains produits, qui ne supportent pas la chaleur, se conservent mal et périssent. Elle ajoute aussi qu’avec la  chaleur la confection des gâteaux, avec les crèmes, n’est pas évidente surtout avec le montage pour certains produits. Evoquant l’aspect autonomisation de la femme, Mme Abdoulkadre Hadiza Issoum exhorte ses concitoyennes à s’adonner à l’activité qu’elles ont envie d’exercer. «Mes sœurs, quand vous avez une idée, une initiative, allez jusqu’au bout. Ne vous laissez par décourager par les autres ou par les difficultés propres à tout début. Soyez fortes et persévérantes. Pensez seulement à aller de l’avant», soutient-elle.

 

  Farida Ibrahim Assoumane