Célébration de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire (JMAH 2021) : « course pour l’humanité », thème de la journée. : Agir avec efficacité à travers l’opérationnalisation de l’approche Nexus Urgence-Développement-Paix

Société
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A l’instar du monde entier, la communauté humanitaire au Niger a célébré hier matin à Niamey la 12ème édition de la Journée Mondiale de l’Aide Humanitaire. Le thème de cette année est

« course pour l’humanité » centré sur le changement climatique et son impact sur les populations les plus vulnérables. A Niamey, c’est le Premier Ministre, Chef du Gouvernement, SE Ouhoumoudou Mahamadou, qui a présidé la cérémonie d’ouverture de cette journée en présence de quelques membres du gouvernement, de la coordinatrice du système des Nations Unies, Mme Louise Aubin, du représentant des ONGs et celui des Partenaires Techniques et Financiers et plusieurs invités œuvrant dans le domaine humanitaire.

Dans son allocution d’ouverture, le Premier Ministre Ouhoumoudou Mahamadou a indiqué que  cet événement célébré  aujourd’hui est une opportunité pour faire appel à l’engagement et à la générosité des partenaires financiers qui n’ont jamais été démentis, en vue de permettre de répondre efficacement aux conséquences des menaces nouvelles liées au changement climatique, à la pauvreté, aux crises sécuritaires et alimentaires, au manque d’eau et d’énergie, aux migrations forcées et à l’explosion démographique.

 En effet, a-t-il dit, le Niger est l’un des pays sahéliens qui subit le plus les effets néfastes du changement climatique. « Chaque année, environ 100 000 hectares de terres arables sont perdus en raison de l’érosion hydrique, entrainant la perte de cultures et de moyens de subsistance pour des milliers d’agriculteurs. Cette année encore, des cas d’inondations sont enregistrés dans l’ensemble des huit régions que compte notre pays à la suite de pluies diluviennes enregistrées au cours des mois de juillet et d’août. A ce jour, on dénombre plus de 97.000 personnes (11 000 ménages) sinistrées, 57 pertes en vie humaine et environ 7000 maisons effondrées », a relevé le Premier Ministre.

Cependant, a poursuivi SE Ouhoumoudou Mahamadou, pour sortir de ce cycle des inondations, le gouvernement travaille sur la prévention et la mitigation des risques à travers la construction et le renforcement des digues de protection, le curage des caniveaux, la relocalisation des personnes sinistrées et celles à risques sur des sites non inondables, entre autres. Il a enfin  réaffirmé l’engagement du gouvernement et du Président de la République, SEM.Mohamed Bazoum, à continuer à lutter sans relâche contre les effets néfastes liés aux changements climatiques en prenant des mesures hardies de nature à réduire leurs conséquences sur les personnes vulnérables.

Le Représentant des Organisations Internationales Représentées au Niger (OIREN), M. Yves Habumugisha, a affirmé en tant que OIREN «  nous sommes conscients du grand défi auquel nous faisons face, de l’immense quantité de ressources et des moyens nécessaires, de l’engagement politique mondial et de la réalité actuelle à laquelle nous sommes confrontés: la rareté des ressources et la faiblesse dans la mise en œuvre des engagements politiques à cet égard qui nous empêche d’atteindre un impact majeur dans nos actions et œuvrer pour l’augmentation de la résilience des personnes les plus vulnérables ».

Il a, par la suite,  rappelé que les personnes les plus vulnérables du monde sont celles qui ont le moins contribué à l’urgence climatique mais qui sont le plus durement touchées. Selon lui, de nos jours, ces millions de personnes sont en train de perdre leurs vies et leurs moyens de subsistance. « Comme OIREN, en tant qu’acteur humanitaire, nous devons être redevables envers nos bénéficiaires et mettre en œuvre des actions qui contrastent cette urgence climatique, le plus tôt possible », a souligné  M. Yves Habumugisha. Il a ajouté que pour répondre efficacement à ces problématiques complexes et à leurs répercussions, un consensus sur la responsabilité dans l’action humanitaire doit exister entre le plus haut niveau du Gouvernement du Niger, la communauté humanitaire et les acteurs de l’aide au développement.

Pour sa part, le représentant des Partenaires techniques et financiers, M. Andrey Patrick, a expliqué que l’aide humanitaire vise à sauver des vies et à alléger les souffrances. L’aide humanitaire peut, selon lui, s’articuler avec des programmes à plus long terme pour faciliter l’anticipation et la préparation aux chocs, ainsi que le relèvement des populations affectées par ces chocs. « Cette articulation, ce Nexus entre une assistance humanitaire d’urgence et des objectifs de développement à plus long terme est nécessaire et doit être mis en œuvre dans le respect des principes et des mandats des différents acteurs », a-t-il indiqué. Il s’est, par ailleurs, réjoui des avancées significatives du  Gouvernement du Niger pour opérationnaliser l’approche Nexus Urgence-Développement-Paix, tout en espérant que cette approche sera pleinement effective avec l’appui des différents Partenaires Techniques et Financiers.

Cette cérémonie a été clôturée par une visite des stands d’expositions des différents organismes qui concourent à la gestion des actions humanitaires au Niger.

Par Aminatou Seydou Harouna(onep)