Cérémonie de plantation d’arbres fruitiers au Musée National Boubou Hama (MNBH) : Des dizaines d’arbres plantés à la mémoire des FDS tombés aux fronts

Société
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Dans la cadre d’une série d’activités qu’elle mène depuis quelques semaines, la Haute Autorité au WAQF (HA/WAQF) a organisé, hier matin, une cérémonie de plantation d’arbres fruitiers au sein du Musée National Boubou Hama (MNBH) de Niamey. Présidée par la ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, cette cérémonie a vu la participation des agents de la HA/WAQF, ceux du Ministère de l’Environnement, des agents des Eaux et Forêts, des responsables du MNBH, ceux des organisations partenaires du WAQF ainsi que de nombreux invités. A cette occasion, plusieurs dizaines d’arbres fruitiers ont ainsi été plantés en mémoire aux soldats tombés sur le champ d’honneur.

La ministre de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, Mme Garama Saratou Rabiou Inoussa a, dans son intervention remercié et félicité la HA/WAQF et ses partenaires pour cette ‘‘heureuse et bienfaisante initiative de plantation d’arbres, surtout dans un endroit aussi fréquenté qu’est le Musée national. «Cette initiative est d’autant plus importante qu’elle est faite à la mémoire de nos Forces de Défense et de Sécurité (FDS) tombées les armes à la main. Que ce geste puisse parvenir, par la Grâce de Dieu, à ses bénéficiaires», a souhaité la ministre.

Quant à la représentante du Groupement des ‘‘Sœurs Ibadourrahamane’’, Mme Aïcha Moutari, elle a indiqué que sa structure est fière de prendre part à une telle activité qui honore la mémoire de nos martyrs.

Dans son mot introductif, le Cheick Ben Salah Hamoudou Ali, membre du Conseil d’Orientation et de Contrôle de la Haute Autorité du Waqf a d’abord rappelé l’importance de la plantation d’un arbre en Islam. «Toutes les fois qu’un musulman plante un arbre et qu’un être humain, une bête ou un oiseau en mangent, il se voit inscrire autant d’aumônes jusqu’au jour de la Résurrection», a-t-il souligné. Selon l’intervenant, il n’est pas un musulman qui plante un arbre, ni ne cultive de terre dont un être vivant parmi les créatures se nourrit, sans qu’il ne soit récompensé pour cela. «Et même après sa mort, son œuvre continue de perdurer et d’être rétribuée tant que la terre qu’il a cultivée et l’arbre qu’il a planté existent», a-t-il précisé. Dans le hadith de ce chapitre, d’après le Cheick, il y a une incitation à cultiver la terre et à planter des arbres car ces deux actions procurent un profit dans la religion. En effet, la personne obtiendra une aumône pour tout ce qui sera mangé de cette terre ou de cet arbre. Et plus étonnant encore, même ce qu’on en vole sera aussi considéré comme une aumône de sa part. Par exemple, si une personne venait à voler des dattes d’un palmier, son propriétaire en obtiendrait une récompense, et cela même s’il venait à porter plainte au tribunal contre le voleur. Le Jour de la Résurrection, Allah, Exalté soit-Il, lui comptabilisera une aumône pour le vol de son bien. De même, si des bêtes ou des insectes venaient à manger sur des terres cultivées, leur propriétaire obtiendrait encore une fois la récompense d’une aumône pour cela. «Nous souhaitons que cette œuvre de plantation d’arbres que nous accomplissons, aux noms de nos martyrs, leur parviennent, par la Grâce, l’omniscience et la Bonté d’Allah ! », a lancé le Cheick Ben Salah. Il a ensuite invité les uns et les autres à prendre soins de ces arbres à travers cette maxime : ‘‘Planter un arbre c’est bien, l’entretenir c’est encore mieux !’’. Par la suite, les nombreux participants ont chacun pris un arbre et l’a planté sur le vaste terrain du Musée National.

Mahamadou Diallo(onep)