Economie : Les prémices d’une véritable relance économique

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Les effets de la Covid 19 se font certes sentir sur l’économie nigérienne comme d’ailleurs  dans tous les pays du monde, mais au Niger, la particularité réside dans la volonté des autorités à booster par tous les moyens, l’économie du pays. Ce, conformément aux objectifs du Président Mohamed Bazoum de porter le taux de croissance annuel de l’économie à 8% et le taux de la pression fiscale à 20%. Le Président de la République a officiellement annoncé les ambitions qu’il nourrit pour l’économie nigérienne dans son discours d’investiture dans lequel il entend travailler pour également réduire le taux de pauvreté de 43% à 25% en 2025 et maintenir le taux d’inflation en dessous de  3%.

Depuis lors, le ton est donné dans plusieurs secteurs de l’économie. Il en est ainsi en matière de mobilisation interne grâce à plusieurs actions qui sont actuellement mises en œuvre  pour atteindre les objectifs fixés. C’est incontestablement dans ce cadre que s’inscrit la poursuite des actions de contrôles, notamment au niveau des services des impôts et au niveau des unités douanières. On se rappelle que plus 234 milliards de francs CFA de droits n’ont pas été versés à l’État par des personnes physiques ou morales selon la HALCIA lors d’un de ses points de presse.

L’institution précise «qu’au niveau des services des impôts, les opérations de contrôle menées par des équipes mixtes HALCIA-Direction Générale des Impôts, mises en place pour remettre à jour les dossiers physiques des contribuables et le recouvrement des droits de l’État, ont mis en évidence ces droits non versés répartis ainsi : la Direction des Grandes Entreprises environ 157 milliards de F CFA ; la Direction des Moyennes Entreprises : environ 67 milliards de F CFA ; les autres recettes de Niamey : environ 10 milliards de F CFA». La Halcia qui affirme bénéficier de l’appui total du Président de la République et du Gouvernement travaillera certainement sans relâche  à mettre l’Etat dans ses droits.

La mobilisation des ressources

internes est en effet, un volet important du programme du Président de la République. Elle constitue un des deux leviers sur lequels il est prévu de s’appuyer pour assurer l’atteinte des cibles du Pacte de Convergence notamment le déficit public. L’autre levier porte sur «une allocation des ressources mettant l’accent sur la qualité et l’efficacité de la dépense publique ainsi la création d’un espace budgétaire nécessaire au financement des besoins prioritaires et projets structurants». En somme, en matière de  politique budgétaire et financement de l’économie, l’heure est à la  poursuite « d’une politique budgétaire prudente avec un déficit raisonnable compatible avec les besoins de la relance économique post-COVID».

Les investisseurs reprennent le chemin du Niger

Mieux, pour  promouvoir le financement de l’économie, les actions sont déjà orientées vers « un système bancaire plus large et plus favorable au financement du secteur privé local formel avec une dotation des ressources importantes au profit du Fonds d’appui au PME/PMI (FONAP) destiné à la bonification des taux d’intérêts bancaires et à la mise en place des garanties bancaires pour les PME/PMI », comme indiqué dans le programme  du Président Bazoum.

Ajouter à tout cela la panoplie de réformes, de mesures et d’actions engagées au niveau de toutes les structures économiques et financières du pays, on peut aisément afficher de l’optimisme pour une véritable relance de l’économie du Niger.

Au niveau des entreprises publiques, l’efficacité est de mise dans la perspective de « modifier la loi sur les entreprises publiques pour prendre en compte les catégories non prévues, mieux affirmer la mission de développement du pays et renforcer la redevabilité et le mécanisme de contrôle..»

Mais déjà, les investisseurs  ont commencé à renouer avec le Niger. C’est dans ce  cadre que le vendredi 2 juillet dernier, les Conseillers de ville de Niamey ont rencontré une délégation d’investisseurs marocains. Il s’est agi pour les deux parties d’échanger  sur les  six (6) projets que le Groupe d’investisseurs est venu proposer à la Ville de Niamey et qu’il a introduits auprès du gouvernement.

Ces projets entrent dans le cadre du développement du pays, en général, et de la capitale en particulier sont : ‘‘Smart city’, ‘‘Lampadaires solaires’’, ‘‘Ville nouvelle’’, ‘‘Agroalimentaire’’, ‘‘Zone industrielle et ‘‘Education’’. Le responsable du groupe a expliqué que  ‘’Smart City’’ est un projet érigé sur 105 hectares au niveau de la corniche, longeant le fleuve Niger et entre dans le cadre de la poursuite du Programme ‘‘Niamey Nyala’’, qui sera une nouvelle ville composée d’appartements sociaux et économiques. ‘’Smart City’’ est évalué à 3,3 milliards de dollars et sera réalisé pendant 8 ans. La première phase d’une somme de  516 millions de dollars est bouclée, selon les responsables qui précisent que «ces projets rentrent dans le cadre des contrats PPP (Partenariat Public Privé).

Les partenaires confiants

Parallèlement beaucoup de partenaires  sont en train de renouveler leur confiance au Niger. De son investiture à aujourd’hui, le président  Mohamed Bazoum a échangé avec plusieurs partenaires du Niger. Preuve de sa détermination à revivifier davantage la coopération entre notre pays et ses partenaires. C’est dans ce cadre qu’il a rencontré récemment le gouverneur de la BCEAO, M. Tiemoko Meyliet Koné avec qui il a fait le point de la situation économique et monétaire au Niger et dans la sous-région. Le Président de la République a aussi rencontré le chef de mission résident de la BOAD qui a qualifié de «très forte»la coopération entre le Niger et son institution. M. Moustapha Diao a  affirmé que la BOAD a  appuyé le Niger dans beaucoup de domaines. Au total, près de 630 milliards de FCFA ont été investis pour accompagner le Niger notamment dans les infrastructures, l’agriculture, l’énergie, l’eau potable, puis dans la question du Covid-19 et récemment la construction de l’aéroport de Diffa. S’agissant du Programme de Renaissance acte III, M. Moustapha Diao a indiqué qu’il cadre avec le plan de la BOAD. Il a enfin réitéré la disponibilité de  son institution à continuer à accompagner l’Etat du Niger dans ses efforts de développement à travers le financement des projets.

Pour renforcer le partenariat du Niger avec  les autres institutions et pays du monde, le Président Mohamed Bazoum a pris part le 29 avril 2021, à un Dialogue virtuel de haut niveau  sur le thème, ‘’Nourrir l’Afrique, un leadership pour intensifier les innovations réussies ‘’,  le dirigeant nigérien annonce qu’il va investir 15% du budget national dans le secteur agricole durant les 5 prochaines années. C’est aussi dans ce cadre que le Président Mohamed Bazoum  a pris part en mai dernier au sommet de Paris sur le financement des économies Africaines.  Pendant la même période, il s’est rendu à Bruxelles où, il a échangé sur le partenariat Niger-UE et la coopération nigéro-belge.

Par Fatouma Idé(onep)