Lancement officiel du projet « Breaking Barriers to Girls Education » (BBGE) au Niger : Promouvoir la scolarisation des jeunes filles en zones de conflit sur « une approche holistique et multisectorielle »

Société
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A l’initiative du gouvernement nigérien à travers le HC3N et de certains organismes du système des nations unies, avec le financement du gouvernement canadien, un projet conjoint, s’inscrivant dans le cadre de la promotion de l’éducation des jeunes filles dans les zones affectées par les conflits, a été officiellement lancé hier à Niamey. Ce projet « Breaking Barriers to Girls Education » (BBGE) qui signifie « Briser les barrières qui freinent l’éducation des jeunes filles », mis en œuvre désormais au Niger par le PAM, l’UNFPA et l’UNICEF, pour deux années, sur un budget de 8.384.454 USD, interviendra dans les régions de Diffa, Tahoua et Tillabéri.

Le projet se préoccupe, en effet, des conditions importantes de maintien à l’école de la jeune fille en particulier que sont entre autres: la santé, l’hygiène, la nutrition et la protection, surtout dans les zones fragilisées par les conflits. Pour le Haut-Commissaire à l’Initiative 3N, ce projet induira un changement social et de comportement durable, un développement de capital humain performant, l’ouverture de la porte d’entrée au développement. Cela, explique-t-il, en faveur des résultats déjà obtenus avec la mise en œuvre du projet pilote « Atteindre les adolescents pour briser le cycle intergénérationnel de la malnutrition » (mis en œuvre au niveau de 24 écoles à cantines et 6 collèges dans la région de Zinder, entre 2012 et 2015). C’est dire que l’école constitue le meilleur cadre institutionnel d’entrée et de partenariats favorables aux interventions directes et ou sensibles à la nutrition. Raison pour laquelle d’ailleurs, «dans le cadre de l’élaboration de la politique nationale de la sécurité nutritionnelle, le lien ‘’éducation nutrition’’ a constitué un des principaux axes et, l’école, identifiée comme la porte d’entrée des interventions nutritionnelles à impact prouvé », a indiqué M. Ali Béty.

«Ce projet conjoint s’aligne sur le plan cadre des Nation Unies  pour le développement durable au Niger (UNDAF/UNSDCF), du Plan de Transition du Secteur de l’Education (PTSEF 2020- 2022)  et le programme intégré de sécurité alimentaire et nutritionnelle _Pro _résilience (2019_2021) dont l’objectif stratégique  2 vise à promouvoir l’éducation de la jeune fille », a soutenu M. Sory Ouane, Directeur Pays du Programme Alimentaire Mondial, chef de file des représentants des agences du système des nations unies en charge de la mise en œuvre dudit projet. « Au total 94.450 bénéficiaires dont 19.562 adolescentes, de jeunes garçons, les communautés, parents et enseignants sont ciblés. Le projet est basé sur une approche holistique et multisectorielle dans les domaines de l’éducation, la nutrition, le WASH, la santé sexuelle et reproductive et la protection. En outre, il adresse une réponse conjointe et adéquate permettant d’assurer un environnement  qui protège les enfants et en particulier les jeunes filles contre les mariages et grossesses précoces; ainsi que les violences basées sur les genres », précise M. Sory Ouane.

Pour le chef de file des représentants des agences du système des nations unies, cela cadre aussi parfaitement avec le plan stratégique pays du PAM (CSP 2020-2024), qui ambitionne la mise à l’échelle de son programme de résilience, à travers une approche intégrée multisectorielle s’appuyant sur les communes de convergence.

«Nous ne saurons atteindre ces résultats sans une forte implication et appropriation par les bénéficiaires, les communautés, les autorités locales, régionales et nationales de cette belle initiative », a dit le Directeur Pays de PAM, rassuré par la mise en place d’un comité de pilotage regroupant les chefs d’agence et les représentants des ministères techniques impliqués, sous la présidence du HC3N. Le comité de pilotage assure donc l’instance décisionnelle du projet en se penchant sur les aspects stratégiques. L’instance oriente et valide les propositions du comité technique qui constitue un pôle opérationnel, chargé du suivi et de la mise en œuvre du projet.

 

Ismaël Chékaré et   Rachida Hassane (Stagiaire)