La table de séance ...
Après trois jours d’échanges, de réflexions et de concertation, les activités du séminaire d’implication des parties prenantes de la Cour des Comptes, ont officiellement pris fin le vendredi 26 juin 2026 à Niamey. C’est la présidente de ladite institution, Mme Salissou Saadé Laminou Tchiroma, qui a présidé la cérémonie de clôture.
Au terme de cette rencontre qui a réuni les différents acteurs du système des finances publiques, la présidente de la Cour des Comptes a indiqué que les travaux de ce séminaire s’inscrivent dans la vision des normes internationales de l’INTOSAI, avant de souligner l’importance de cette activité et les missions qui lui sont assignées. Par la suite, Mme Salissou Saadé Laminou Tchiroma a salué le travail accompli au cours de ces travaux qui ont permis de porter un regard lucide et sans complaisance sur les relations entre les différentes parties. « Cet exercice d’introspection, mené avec franchise et humilité, nous a permis d’identifier plusieurs défis majeurs auxquels nous devons collectivement apporter des réponses », a-t-elle précisé. Il s’agit notamment du constat sur la visibilité de la Cour et la compréhension de ses missions qui demeurent insuffisantes malgré l’existence d’outils de communication, avec pour conséquences une incompréhension des textes et une fragilisation du respect des obligations, du constat réalisé sur l’impact des recommandations qui reste variable car leur mise en œuvre demeure inégale par insuffisance de suivi d’effet, réduisant ainsi l’efficacité du contrôle public, la capacité des parties à améliorer la gouvernance et la gestion des ressources publiques.

La présidente a également mis l’accès sur la limite du langage qui est très souvent technique, accentuant l’incompréhension de certains contenus par les décideurs et l’insuffisance du renforcement du dialogue avec certaines entités contrôlées. « Notre ambition est que le contrôle ne soit plus perçu comme une simple contrainte administrative, mais qu’il soit pédagogique et un véritable levier de performance, d’amélioration et de bonne gouvernance », a déclaré Mme Salissou Saadé Laminou Tchiroma.
Par ailleurs, elle a souligné que ces contraintes témoignent de la volonté de son institution de progresser et de construire avec les différentes parties une institution plus efficace, plus accessible et plus utile au service de l’intérêt général avant de révéler les pistes de solutions proposées par les différentes commissions. La commission 1 évoque la collaboration avec les entités contrôlées et a proposé de rompre l’isolement par des mécanismes de dialogue structuré et la mise en place d’un comité permanent de relation avec les assujettis. Quant aux commissions 2 et 3, elles ont respectivement proposé la mise en place des bases d’une redevabilité sociale renforcée en proposant des projets concrets.
Enfin, Mme Salissou Saadé Laminou Tchiroma s’est dit satisfaite des résultats obtenus pendant les assises. « Nous repartons avec une vision partagée, une responsabilité commune et un engagement fort de collaboration. Ensemble, bâtissons une Cour des Comptes plus proche de ses parties prenantes, plus accessible dans sa communication et plus efficace dans son action, et que le contrôle ne soit pas seulement rigoureux et indépendant, mais compris, approprié et pleinement mis au service de l’amélioration de la gouvernance publique et du développement de notre pays », a-t-elle souhaité.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
