Ouverture de la troisième réunion du Groupe de Recherche sur le Lac Tchad (GRLT) : Assurer une meilleure coordination des interventions dans le bassin

Société

Le directeur technique de la Commission du Bassin de Lac Tchad (CBLT) et président du Groupe de Recherche sur le Lac Tchad (GRLT), M. Hycinth Banseka, a présidé hier à Niamey, la cérémonie d’ouverture de la  troisième réunion du Groupe de Recherche sur le Lac Tchad (GRLT). Cette rencontre qui durera deux jours et qui a réuni les experts de quatre pays concernés, à savoir : Cameroun, Tchad, Nigeria et  Niger, prévoit des échanges sur l’harmonisation des axes et thématiques de recherche entre les acteurs du PROLAC et de valider la note conceptuelle pour le premier forum international annuel sur le développement de la région

Le directeur technique de la CBLT et président du Groupe de Recherche sur le Lac Tchad, M. Hycinth Banseka a souligné l’importance de ce projet qui est de contribuer à la relance des activités dans la région du Lac Tchad, la restauration du système de la région qui avait prévalu avant la crise, le développement et l’amélioration de la coopération commune pour pouvoir faire face à ces défis.  Selon lui, cette initiative, mise en place va permettre de prendre la recherche pour le développement en compte. « Nous avons une opportunité pour montrer que la recherche peut contribuer au développement au niveau de nos pays, pas la recherche pour la recherche, mais la recherche pour le développement, au service du développement », a précisé M. Hycinth Banseka. Ce groupe de réflexion, a-t-il précisé, va servir de guide pour rendre capable les résultats de cette recherche.   

Le secrétaire général du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Pr Arya Moussa a loué la qualité de relation qui s’est nouée entre le PROLAC de Diffa et l’Université de ladite région sur la base de la qualité des personnalités scientifiques qui ont été mises en contribution, jusqu’ici, dans le cadre du développement au niveau régional. Pr Arya Moussa a aussi apprécié qualitativement cette relation qui s’est créée entre l’Université de Diffa qui représente honorablement et valablement le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche et le PROLAC dans la mise en œuvre des activités inscrites dans le cadre du cahier des charges du PROLAC. Il a enfin félicité le recteur de l’Université de Diffa pour son implication dès l’ouverture de l’Université, dans les activités au niveau régional et particulièrement, celles qui font parties des priorités ou des préoccupations en lien avec la sécurité et le développement.      

Quant au coordonnateur du PROLAC/CBLT, M. Alio Abdoulaye, il a réitéré toute la détermination de la coordination PROLAC/CBLT à réussir avec tous les acteurs impliqués, la mise en œuvre de ce  noble chantier qu’est selon lui le premier forum international annuel sur le développement du Lac Tchad et l’opérationnalisation de la plate-forme régionale de connaissance  

Selon le recteur de l’Université de Diffa et président du comité ad ’hoc du Groupe de Recherche sur le Lac Tchad, les participants auront à aborder au cours de cette rencontre les axes de recherche pour les quatre pays du bassin du Lac Tchad, apporter leurs contributions pour soutenir les unités de mise en œuvre de chacun des pays, et les facteurs de vulnérabilité sur le développement agricole seront largement abordés.      

Le Secrétaire exécutif du SDS Sahel Niger, Coordonnateur national PROLAC Niger, M. Louali Ada a souligné que bien avant l’avènement du PROLAC, il y a un projet d’appui aux réfugiés, au comité d’accueil qui a vu le jour au Niger et qui concerne une quinzaine de Communes dont 10 dans le bassin. Rien que dans la ville de Diffa, a-t-il ajouté,  un certain nombre d’investissements  ont été réalisés en termes de classes. Ainsi,  une centaine de classes ont été construites dans les régions et dans les communes de Diffa, de centres de santé intégré, des infrastructures hydrauliques et aussi de cash transfert qui a été débuté à travers une distribution de plus de six milliards de FCFA aux 62 500 personnes, dont plus de ¾ dans la région de Diffa  pour l’année 2022.   L’objectif est de permettre aux populations, aux communautés d’accueil et aux réfugiés, au-delà de la fortification quotidienne, de faire de l’entreprenariat agricole et non agricole.

Par Aïchatou Hamma Wakasso(onep)