Santé : La fièvre, un signe qui ne trompe pas

Société
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La fièvre fait partie des premiers signes que l’on observe dans de nombreuses maladies. Ce qui permet conséquemment d’apprécier la gravité du mal en question et d’en surveiller l’évolution. Lorsqu’on parle de fièvre, on est tout simplement en présence d’une élévation de température au-delà des limites normales.

La température du corps humain est normalement maintenue autour de 37°C. Cette oscillation autour de 37°C est rendue possible, selon les spécialistes, grâce aux mécanismes de thermorégulation et ceci même s’il fait  très froid ou très chaud. Aussi, on parle de fièvre lorsque la température du corps dépasse les 37,5°C.  Quelle qu’en soit la cause, la fièvre peut s’accompagner de malaises généralisés sous forme, par exemple, de courbatures ou autres douleurs musculaires, de frissons, d’apparitions de boutons aux commissures des lèvres, de délire. Chez l’enfant, on peut observer des convulsions hyperthermiques au cours d’un accès de fièvre et ceci, quelle qu’en soit la cause. Ces types de convulsions peuvent se traduire par des pertes de connaissance, de révulsion des yeux, des mouvements saccadés des membres.

Toujours est-il que, dans  beaucoup d’affections, les professionnels de la santé indiquent que la fièvre est la principale, parfois la seule manifestation pathologique. Ils précisent aussi que la recherche des causes de fièvre doit tenir compte de la zone, la région où l’on se trouve. Dans des pays comme le nôtre, il va de soit que la première maladie à soupçonner en cas d’apparition de fièvre, c’est le paludisme. De manière générale, les professionnels de la santé, nous indiquent qu’il y a différents types de fièvres : la fièvre intermittente où la température revient chaque jour à la normale.

Ce type de fièvre est caractéristique des abcès profonds comme avec la tuberculose et certaines maladies du sang. La fièvre rémittente : avec elle, la température tombe tous les jours, mais sans revenir à la normale. Elle n’est pas spécifique d’une maladie donnée. La fièvre continue : ici on observe une élévation de la température du corps comme dans le cas de la fièvre typhoïde. La fièvre récurrente : elle est caractérisée par de brèves périodes fébriles séparées par un ou plusieurs jours de température normale. De telles situations se voient avec les maladies parasitaires comme le paludisme.

Les praticiens disent qu’il y a des fièvres de courte durée, et des fièvres de longue durée. Les fièvres à courte durée ont généralement un temps inférieur à 15 jours ; elles sont très fréquentes et certaines d’entre elles guérissent sans qu’un diagnostic puisse être porté avec précision. Cependant tiennent à préciser les professionnels de la santé, les causes infectieuses ou parasitaires sont les plus courantes. Dans le lot des fièvres à courte durée, on cite le paludisme, la grippe, la méningite, la varicelle et d’autres maladies virales, la pneumonie etc.

Quant aux fièvres de longue durée ou fièvres prolongées, les praticiens précisent que les maladies infectieuses en demeurent les causes les plus fréquentes. Dans le lot, on peut trouver la tuberculose, la fièvre typhoïde, l’hépatite virale, le rhumatisme articulaire aigu, les infections profondes des organes intra-abdominaux. C’est le cas de l’amibiase hépatique. Mais à l’origine aussi des fièvres prolongées, on peut trouver des formes extra-pulmonaires. C’est le cas notamment  des infections localisées au niveau des os, des ganglions, du foie, du péritoine, de la plèvre, du péricarde, des organes génito-urinaires.

Il y a lieu toutefois de préciser qu’il existe des causes non infectieuses aux fièvres de longue durée ou fièvre prolongée. C’est le cas de certaines affections du tissu conjonctif, de certains cancers ou de certaines maladies du sang. 

Par Issaka Saïdou(onep)