Session ordinaire du Conseil Supérieur de la Communication : Six points inscrits au projet d’ordre du jour des assises dont l’examen et l’adoption du procès verbal de la session de septembre 2020

Société
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Le Conseil Supérieur de la Communication (CSC), a débuté hier matin, sa session ordinaire au titre du mois d’Octobre 2020. La cérémonie d’ouverture présidée par le président du CSC, Dr Sani Kabir, s’est déroulée dans la salle de réunion de ladite institution. Six points étaient inscrits au projet d’ordre du jour de la session. Il s’agit entre autres de l’examen et adoption du procès-verbal de la session de septembre 2020 ; informations sur le CSC ; l’examen et l’adoption du projet de délibération portant adoption du cahier des charges de l’Agence Nigérienne de Diffusion (AND) ; l’examen et l’adoption du projet de délibération mettant en place un Groupe de travail chargé du contrôle et du suivi de l’accès des candidats et partis politiques aux médias publics et privés pendant la période de campagne pour les élections locales, législatives et présidentielles 2020-2021 ; l’examen et l’adoption des travaux des commissions d’instruction du CSC et questions diverses.

En procédant à l’ouverture de la session, le président du CSC, Dr Kabir Sani a indiqué que cette session se tient dans le contexte des préparatifs avancés des élections générales 2020-2021. En effet, a-t-il dit, cette période préélectorale comme, celle des campagnes électorales est marquée par de nombreux discours et messages des acteurs politiques ainsi qu’une importante production médiatique de la part de la presse écrite, audiovisuelle, de la presse électronique et des médias sociaux. «C’est plus que jamais le moment opportun pour les journalistes de faire preuve de plus de responsabilité et de professionnalisme dans le traitement de l’actualité», a souligné le président du CSC. Aussi, a-t-il poursuivi, les médias doivent en toute circonstances, «bannir l’intolérance, le régionalisme, l’ethnocentrisme, le fanatisme, le racisme, le sexisme, l’esprit féodal et l’esprit de clan, la xénophobie, la désobéissance fiscale, l’incitation et ou le recours à la violence». Pour ce faire, les medias doivent éviter de relayer, de diffuser et ou publier, sans traitement, des informations susceptibles d’exacerber les tensions et ainsi troubler la paix et la quiétude sociale dont le Niger a tant besoin.

Cependant, le président du CSC a rappelé que le devoir constitutionnel qui incombe aux medias et aux journalistes et qui interpelle leur responsabilité individuelle et collective est «l’obligation de favoriser le débat démocratique et de promouvoir les droits humains fondamentaux, les langues et les produits sportifs et culturels nationaux, l’unité nationale, la tolérance et la solidarité, la paix et la sécurité, entre les différentes communautés, ainsi que la lutte contre toutes formes de discrimination» a-t-il fait savoir. «Il est évident que les médias nigériens qu’ils soient publics ou privés, audiovisuels, écrits ou électroniques sont libres d’impression et de diffusion, mais sous réserve du respect de l’ordre public, de la liberté et de la dignité des citoyens», a ajouté Dr Sani Kabir.

Par ailleurs, par rapport à l’ordre du jour de la session, le président du CSC a insisté particulièrement sur deux points,  à savoir, le point relatif au projet de délibération portant adoption du cahier des charges de l’AND et le point relatif au projet de délibération mettant en place un Groupe de Travail chargé du contrôle et du suivi de l’accès des candidats et partis politiques aux médias publics et privés pendant la période de campagne pour les élections locales, législatives et présidentielles 2020 2021.

 

Aminatou Seydou Harouna(onep)