Tessaoua (Maradi) : Le chef de canton s’engage pour la cause de l’enfance et de la femme

Société
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Les chefs traditionnels, dit-on, sont les gardiens de nos us et coutumes. Proches des populations, ils en connaissent les préoccupations les plus essentielles et assistent l’administration à les prendre en charge. Certains n’hésitent à mettre la main à la patte, apportant pour ainsi leur contribution dans la prise en charge de des préoccupations fondamentales de leurs communautés. C’est le cas de l’honorable Mansour Kané Maiguizo, chef de canton de Tessaoua dans la région de Maradi qui a pris trois initiatives dont une dans le domaine de la santé et les deux autres dans le domaine de l’éducation.

 

Depuis plusieurs années, ce chef traditionnel n’a de cesse, de prendre des initiatives en particulier dans le domaine de la santé et de l’éducation. En effet, comme dans beaucoup de localités du Niger, les populations ont encore des difficultés pour les évacuations sanitaires, l’accès à certains actes médicaux comme la transfusion sanguine. Et c’est pour accompagner les efforts de l’Etat et des partenaires que l’honorable Mansour Kané Maïguizo a initié en 2019, une opération appelée ‘’Une famille, une mesure de mil’’.

A travers cette opération, il a été demandé à chaque famille de donner une mesure de mil à la fin de la récolte pour constituer un fonds destiné à prendre en charge certains actes médicaux pour les ménages les plus vulnérables. Les populations de la ville et du canton ont adhéré à l’initiative de leur chef. Ce qui a permis de constituer un fonds de 4.700.000 FCFA. «Devant le succès de cette opération, l’UNFPA a décidé de nous accompagner. C’est ainsi qu’elle a contribué à hauteur de 8 millions de FCFA. Ce qui fait que de mai 2019 à aujourd’hui et jusqu’en fin 2020, c’est le palais qui prend en charge la transfusion sanguine pour les femmes hospitalisées à l’hôpital de district. Nous avons déjà mis à la disposition de l’hôpital 1500 poches de sang. Nous en avons 3000 autres en réserve», explique l’honorable Mansour Kané Maïguizo.

La deuxième initiative du Chef de canton de Tessaoua concerne le secteur de l’éducation, en particulier la scolarisation de la jeune fille. En effet, le canton fait face à un renvoi ou un abandon massif des jeunes filles des bancs de l’école. «Nous ne saurions rester indifférents à cette situation parce que la scolarisation des filles est une des clés pour inverser certaines tendances comme la démographie galopante ; la pauvreté des ménages », confie l’honorable Mansour Kané Maïguizo. C’est ainsi que le chef de canton a initié le programme de reconduction des filles d’échecs scolaires. «Nous avons réuni les responsables de l’administration scolaire, les fondateurs d’établissements, les parents d’élèves pour obtenir l’adhésion de tous. C’est ainsi que nous avons pu réintégrer 113 filles dont 90 en classe de 3ème et 23 en classe de Terminale. Ces filles bénéficient d’un accompagnement et nous espérons qu’elles réussiront leurs examens de BEPC et de Bac pour poursuivre leur scolarité», précise le Chef de canton de Tessaoua.

Cette initiative de l’honorable Mansour Kané Maïguizo s’inscrit ainsi dans le décret portant protection, soutien et accompagnement de la jeune en cours de scolarité pris par le gouvernement en 2018.

Enfin, la troisième initiative du Chef de canton de Tessaoua concerne les conditions d’étude des élèves. «Nous avons constaté que dans beaucoup d’écoles, les enfants étudient sur des nattes y compris dans la ville de Tessaoua. C’est alors que nous avons décidé sur fonds propres de mettre 1000 tables bancs à la disposition des écoles», explique l’honorable Mansour Kané Maïguizo. «Et comme pour le domaine de la santé, l’UNFPA a promis de nous accompagner si nous arrivons à atteindre notre objectif de 1000 tables. En effet l’UNFPA a promis de doubler le nombre, c’est-à-dire à offrir 2000 tables bancs. Là nous avons déjà fait confectionner 250. Nous poursuivrons nos efforts avec les bonnes volontés qui veulent bien nous accompagner. Notre objectif  est qu’en 2021, qu’il n’y ait plus d’enfants qui étudient sur des nattes», précise le chef de canton de Tessaoua.

Siradji Sanda, Envoyé spécial(onep)