La table de séance à l’ouverture des travaux
Le Syndicat Unique du Personnel des Ressources Animales (SUPRA) a tenu, le samedi 29 août 2026 à Niamey, son 20è Congrès Ordinaire sous le thème : « La privatisation de la profession vétérinaire dans le contexte de la refondation : enjeux et perspectives ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par la représentante du ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Mme Kadi Harouna, en présence de plusieurs invités.
A l’ouverture des travaux, Mme Kadi Harouna a souligné la pertinence du thème du congrès en cette ère de refondation qui donne l’occasion de discuter d’un sujet à coefficient variable. Elle a ensuite ajouté que l’élevage joue un rôle très important non seulement sur le plan alimentaire et nutritionnel, mais aussi dans la vie médicale de l’humanité. « Il convient de noter que 75% des maladies humaines sont d’origine animale. C’est pourquoi, l’accent doit être mis sur ce plan pour débloquer des moyens conséquents en vue d’éviter une hécatombe humanitaire », a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, Mme Kadi Harouna a affirmé que l’élevage joue un rôle important dans l’économie du pays par un apport à hauteur de 45% des devises d’exportation et 25% du budget des ménages. Elle a aussi ajouté que le SUPRA est un syndicat responsable qui a toujours su collaborer et alerter ses partenaires en vue de solutionner les problèmes de l’heure. « Les comportements malsains doivent laisser place aux comportements exemplaires pour le développement d’un Niger juste, souverain et prospère », a-t-elle relevé.
Pour sa part, le secrétaire général du Syndicat Unique du Personnel des Ressources Animales (SUPRA), M. Boubacar Tiousso, a rappelé que les agents de l’élevage constituent le cadre opérationnel pour la mise en œuvre des politiques et programmes durables du sous-secteur conçus pour le bien-être de la population. « Ils sont placés dans toutes les contrées de ce beau pays où jadis ils circulaient à volonté pour satisfaire les éleveurs. Et cela ne peut en être autrement car 87% de la population pratiquent cette activité, soit comme activité principale, soit secondaire. Elle contribue à hauteur de 25% au budget des ménages, 11% du PIB et 45% des produits d’exportation », a-t-il déclaré.

M. Boubacar Tiousso a aussi signalé que le thème de ce congrès permet de revoir les insuffisances individuelles et collectives dans cette ère de refondation, où les membres devraient avoir un esprit plus patriotique plus que jamais pour être au service du développement. « Au plan sanitaire, il convient de relever la place de choix qu’occupe le sous-secteur élevage dans le maintien de la santé humaine. Il est établi selon l’OMS que 75% des maladies humaines sont d’origine animale », a-t-il dit. Le secrétaire général du SUPRA a également fait savoir que les défis sont nombreux à relever dont, entre autres, le laxisme dans le choix des responsables et l’impunité face aux indélicatesses.
Quant au secrétaire général de l’USTN, M. Alain Adikan, il a qualifié l’Elevage de deuxième mamelle de l’économie nationale. Il constitue le pilier fondamental de la souveraineté économique et de la sécurité alimentaire, employant une frange importante de la population. « Cependant, les défis majeurs liés entre autres aux aléas climatiques, à la recrudescence des pathologies animales, à la pression démographique et à l’insécurité, méritent une attention particulière pour véritablement booster les productions animales », a-t-il conclu.
Rabi I. Guero (ONEP)
