Lecture du Saint Coran et prières collectives lors de la comémoration de la Journée internationale des droits des femmes
La région de Maradi a célébré, dimanche 08 Mars 2026, la journée internationale des droits de la femme sous le thème « Droits, Justice, action pour toutes les femmes et filles ». Toute la matinée, les femmes ont procédé à la lecture du saint Coran, suivie de prières et d’invocations.
Cette fête communément appelée Journée Internationale des droits de la femme est instituée par l’Assemblée Générale des Nations Unies à l’occasion de la décennie de la femme, en 1975. La journée trouve son origine dans la lutte ouvrière au début du 20è siècle pour l’amélioration des conditions de travail et le droit de vote des femmes.
Dans le discours qu’il a prononcé, le gouverneur de la région de Maradi, le Contrôleur Général de Police Mamane Issoufou, a indiqué que cette journée dédiée aux femmes est l’occasion pour elles de réfléchir et d’échanger sur les maux qui entravent leur épanouissement et de formuler des recommandations allant dans le sens d’améliorer leurs conditions de vie. « Cette thématique portée par l’ONUFEMMES, se concentre sur l’élimination de la violence, l’accès à la justice et l’accélération de l’égalité réelle pour toutes les femmes et filles », a-t-il dit.
Le gouverneur a énuméré quelques défis auxquels les femmes font face dans la quête de justice et de développement, notamment la méconnaissance des droits et les barrières socioculturelles. Dans la région de Maradi, plusieurs cadres ont été créés dans le domaine de la défense des droits et du bien-être de la femme. Il s’agit des services de la promotion de la femme, le centre holistique de prise en charge des survivantes des VBG, les brigades des femmes et les mineurs au niveau des OPJ, la synergie d’actions entre les acteurs. Il a demandé à tous les acteurs de s’impliquer pleinement dans ce gigantesque programme afin que la femme soit le pilier du développement socio-économique et culturel de notre pays.
La directrice régionale de la population, de l’action sociale et de la solidarité nationale, Mme Raki Boubacar Alzouma, a indiqué qu’à travers cette fête, la communauté reconnait les droits de la femme ainsi que les défis auxquels elle fait face. Elle a reconnu que les autorités régionales œuvrent inlassablement pour la quête de leur souveraineté afin de garantir le bien-être de la population. « Malgré tout, beaucoup reste à faire pour protéger les droits des femmes et leur garantir une autonomisation efficace », a-t-elle dit. Elle a appelé les acteurs intervenant dans le secteur à plus d’efforts pour une justice à toutes les femmes.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
