Moustapha Alou
«Il est des dates qui traversent le temps sans jamais s’effacer. Il est des villes dont l’histoire dépasse la géographie pour devenir un destin collectif », lit-on dans le discours-programme du lancement des festivités commémoratives du centenaire de la Ville de Niamey.
Le 28 décembre 1926, donc, le chef-lieu de la colonie du Niger est transféré de Zinder à Niamey. Aussi, cent années se sont-elles écoulées depuis que Niamey fut érigée en capitale de notre pays. A l’occasion du lancement des festivités marquant ce centenaire, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a prononcé un vibrant discours dans lequel il a placé Niamey au cœur du Niger nouveau.
Ce centenaire, qu’on célèbre tout au long de cette année 2026 à travers une série de manifestations, représente tout un symbole, surtout en cette période où notre pays est en train d’écrire une nouvelle page de son histoire sous le sceau de la Refondation et de la souveraineté conquise.
Cet événement historique intervient dans un contexte de résistance déterminée portée par une jeunesse consciente, dégourdie, décomplexée, par des femmes engagées, par des citoyens mobilisés qui ont décidé ensemble de combattre l’impérialisme, la domination, l’ingérence étrangère et de lutter avec résilience, dignité et pugnacité pour la pleine et entière souveraineté de leur pays.
Aujourd’hui, Niamey est le temple de cette rupture historique avec l’ancien ordre mondial, le lieu ou s’exprime avec force la volonté collective de bâtir un Niger libre, respecté et maître de ses choix.
Depuis le 26 Juillet 2023, Niamey la capitale a connu des événements historiques majeurs de portée nationale et sous-régionale qui méritent qu’on s’y attarde et sur lesquels le Ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire est largement revenu.
En effet, c’est à Niamey que se sont tenues les Assises Nationales de la Refondation au cours lesquelles, rappelons-le, les fils et filles de la Nation ont exprimé leur volonté de rompre avec l’ordre néocolonial et les systèmes imposés, de reconquérir la souveraineté nationale et de refonder la République.
C’est également à Niamey que le 6 juillet 2024, la Confédération des Etats du Sahel a été portée sur les fonts baptismaux par le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’État du Niger, le Général d’Armée Assimi Goita, Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali et le Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso.
Niamey, c’est enfin le sanctuaire imprenable qui, dès le 26 juillet 2023 et ses lendemains, tous risques et tous périls, où a pris forme et corps la dynamique irréversible de la reconquête de la souveraineté nationale avec de gigantesques manifestations de soutien au Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP) et un dissuasif et non moins imposant bouclier humain, rempart infranchissable contre les imposteurs et tous ceux qui nourrissaient des velléités d’agression contre notre pays.
Le thème de ce centenaire, « Niamey, 100 ans d’histoire, de résilience et d’avenir » est somme toute une marque de reconnaissance pour les sacrifices antérieurs et actuels consentis pour la liberté, la souveraineté, l’indépendance véritable mais aussi un tremplin pour projeter Niamey sur l’échiquier des Capitales de référence dans la sous-région et ailleurs.
Cet événement est dédié aux pionniers qui ont posé les premières fondations, aux premiers responsables administratifs, locaux et coutumiers, à toutes les couches sociales, aux forces de défense et de sécurité et aux jeunes générations qui ont porté les transformations successives de la capitale.
Au demeurant, et comme l’a souligné à juste titre, l’Administrateur Délégué de la Ville de Niamey, les activités commémorant ce centenaire s’inscrivent pleinement dans la vision patriotique portée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui a axé son action sur la Refondation et placé la souveraineté, la dignité, la construction du Niger nouveau et l’accélération des réformes sociales au cœur de sa gouvernance.
Moustapha Alou (ONEP)
