A l’ouverture de la session
La Commission Consultative de la Commune Urbaine d’Arlit a tenu sa première Session Ordinaire au titre de l’année 2026 du 3 au 5 février 2026. L’ouverture de cette session a été présidée par le préfet du Département d’Arlit, le Lieutenant-Colonel Almoustapha Ousmane, avec quatre points inscrits à l’ordre du jour à savoir : lecture et amendement du procès-verbal de la session précédente, présentation du rapport provisoire du recensement administratif 2025 ; mise en place d’une commission locale d’urbanisme et les questions diverses. C’était en présence de l’administrateur délégué de ladite Commune, M. Mohamed Mamane Illo.
A l’ouverture des travaux, le préfet du Département d’Arlit a tenu à rappeler à l’assistance les dispositions légales et réglementaires qui encadrent la convocation des sessions. Il s’agit notamment de l’ordonnance n°2010-54 du 17 septembre 2010 portant Code général des collectivités territoriales de la République du Niger, dont les dispositions permettent à la population de participer à la gestion des affaires locales à travers les délibérations pour ce qui est des conseillers élus et la commission consultative pour ce qui est du cas précis.
« C’est dans ce sens que les plus hautes autorités de la refondation du pays (…) ont réitéré leur engagement dans la bonne gouvernance tout en exhortant les collectivités territoriales de s’investir davantage dans la gestion rigoureuse des deniers publics afin de garantir un développement local harmonieux et souverain. Dans le même ordre d’idées, nous demandons à la commission consultative de la commune urbaine d’Arlit de faire preuve de bonne foi, de civisme, de patriotisme et d’impartialité pour analyser les différents points inscrit à l’ordre du jour », a souligné le Lieutenant-colonel Almoustapha Ousmane.
Le préfet du Département d’Arlit a saisi cette opportunité pour insister sur le rôle et la responsabilité de la Commission Consultative mais aussi et surtout pour rappeler aux membres les dispositions de l’article 313 du Code général des collectivités territoriales de la République du Niger. Il s’agit notamment de l’obligation de transmission au représentant de l’Etat des actes des collectivités ci-après : les budgets primitifs des actes modificatifs et des comptes ; les délibérations du conseil ou les décisions prises par délégation du conseil ; les actes à caractère réglementaire pris dans tous les domaines qui relèvent de leurs compétences en application de la loi ; les conventions relatives aux marchés publics locaux et les contrats de partenariat ; les décisions relatives au personnel (nomination, avancement et sanction) ; les outils de planification de l’urbanisme et le règlement intérieur.
Pour sa part, l’administrateur délégué de la Commune Urbaine d’Arlit, M. Mohamed Mamane Illo, a relevé quelques défis auxquels l’entité administrative est confrontée dont la croissance urbaine et l’accroissement des besoins sociaux de plus en plus pressants. « A cet égard, la restitution des travaux du recensement administratif 2025 qui a été cofinancé par la Commune et son partenaire UNICEF occupe une place centrale dans nos travaux. Ce recensement n’est pas un simple exercice statistique ; il constitue un outil stratégique fondamental de planification et de gouvernance. Des données fiables sur la population, les ménages, les activités et les infrastructures permettent à la commune de mieux organiser les services communaux, planifier efficacement les investissements, améliorer la mobilisation des ressources locales et garantir une répartition équitable des services publics. Un recensement maîtrisé est donc une condition indispensable pour une gestion rationnelle, transparente et équitable de la commune, en droite ligne avec les objectifs de la refondation », a souligné l’administrateur délégué.
Justifiant l’inscription de la mise en place d’une Commission Locale d’Urbanisme, à l’ordre du jour de cette session, l’administrateur délégué a souligné qu’elle revêt une importance tout aussi stratégique, notamment face à l’expansion rapide et parfois désordonnée de la ville d’Arlit. Ainsi, cette commission devra jouer un rôle central dans l’organisation et le contrôle de l’occupation de l’espace urbain, la prévention des installations anarchiques, la sécurisation du foncier, et la promotion d’un développement urbain harmonieux, durable et respectueux des normes. « La Commission Locale d’Urbanisme sera ainsi un outil de régulation, de prévention des conflits et de protection de l’intérêt collectif, au service d’une ville mieux organisée et tournée vers l’avenir », a précisé M. Mohamed Mamane Illo.
L’administrateur délégué de la Commune Urbaine d’Arlit, a, au nom de la population de la commune Urbaine d’Arlit, condamné les événements ignobles intervenus dans la nuit du 28 au 29 Janvier sur l’aéroport Diori Hamani à la base 101 et commandités par les ennemis sans foi ni loi de la nation. Il a souligné que cette attaque terroriste est l’expression de l’entêtement des impérialistes notamment français à vouloir fragiliser la démarche salutaire de notre pays vers une souveraineté et une indépendance totale. « C’est une peine perdue pour eux (…) la population d’Arlit, par ma voix, réitère son soutien indéfectible et un hommage appuyé à nos Forces de Défense et de sécurité », a-t-il déclaré.
Ali Maman, ONEP-Agadez
