Photo de famille des participants à l’atelier
Le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation Technologique, Pr. Mamadou Saidou a présidé hier, 25 février 2026, un atelier de validation des référentiels d’évaluation des offres de formation et des institutions d’enseignement supérieur. Cet atelier organisé par l’Agence Nationale d’Assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche (ANAQ-SUP), s’inscrit dans le cadre de l’initiative HAQAA (Harmonisation, accréditation et assurance qualité dans l’enseignement supérieur africain). Il vise à doter les institutions d’enseignement supérieur d’outils à même de renforcer durablement la qualité de l’enseignement supérieur au Niger
A l’ouverture des travaux, Pr. Mamadou Saidou s’est de prime abord appesanti sur l’importance de l’enseignement supérieur pour le développement d’un pays. Selon lui, il est à la fois un levier de formation du capital humain, un moteur de production scientifique et un instrument stratégique d’accompagnement des politiques publiques.
Le ministre de l’enseignement supérieur a aussi souligné la nécessité de garantir des formations de qualité conformes aux normes reconnues. « Former des cadres compétents, produire des savoirs utiles et renforcer l’innovation nationale sont des impératifs pour bâtir un Niger résilient, compétitif et tourné vers l’avenir », a-t-il dit. Selon lui, l’appartenance du Niger à l’espace CAMES engage à respecter les principes d’harmonisation des systèmes de formation, de comparabilité des diplômes et de reconnaissance académique dans le cadre du système LMD.
Parlant des référentiels d’évaluation soumis à l’examen et à la validation des participants, Pr. Mamadou Saidou a indiqué qu’ils constituent des outils essentiels pour assurer un arrimage aux normes africaines et internationales. Ainsi, il a estimé que ces référentiels doivent permettre d’évaluer, de manière objective et cohérente, aussi bien la qualité des offres de formation que la performance globale des institutions, notamment en matière de gouvernance, de curricula, de ressources humaines et d’encadrement des étudiants. Ils doivent également favoriser l’auto-évaluation, la responsabilité des établissements et l’amélioration continue des pratiques académiques. « Ces nouveaux référentiels d’évaluation doivent permettre non seulement de mesurer la conformité des offres de formation et des institutions, mais aussi d’orienter les choix politiques en matière d’ouverture de filières, d’investissement, de recherche et de partenariats avec le secteur productif », a-t-il expliqué.
Le ministre a salué l’expertise et la disponibilité des participants tout en remerciant la contribution des experts nationaux et des partenaires techniques et financiers, notamment le projet HAQAA3 dont l’accompagnement contribue significativement au renforcement des dispositifs nationaux d’assurance qualité. Pr. Mamadou Saidou a réaffirmé l’engagement du gouvernement à accompagner l’ANAQ-Sup dans la mise en œuvre effective des référentiels qui seront validés à l’issue de cet atelier. « Leur appropriation par les établissements et leur application rigoureuse contribueront à renforcer la crédibilité de nos diplômes, à améliorer l’employabilité de nos diplômés et à positionner davantage le Niger comme un acteur responsable et crédible au sein de l’espace africain et international », a-t-il dit. Le ministre de l’Enseignement Supérieur a formulé le vœu que les échanges aboutissent à la validation de ces nouveaux référentiels répondant aux standards des références et lignes directrices africaines pour l’assurance qualité.
Auparavant, le directeur général de l’Agence nationale de l’assurance qualité de l’enseignement et de la recherche (ANAQ-Sup), Pr Amadou Boureima, a précisé que les deux référentiels soumis à l’appréciation des participants révisent ceux de 2020. Leur élaboration, a-t-il dit, répond à la double exigence de garantir l’amélioration continue de la qualité des offres de formation et de renforcer la confiance des parties prenantes. « En proposant une méthodologie répondant aux lignes directrices continentales et fondée sur les standards nationaux et internationaux, notre intention n’est pas seulement de mesurer la conformité des offres de formation, mais également de soutenir leur processus de révision, leur capacité d’adaptation à nos besoins et leur engagement au service du développement du pays » a expliqué le DG ANAQ-Sup.
Selon Pr. Boureima Amadou, ces référentiels se veulent autant des instruments d’accompagnement qu’un cadre d’évaluation. Ils donnent aux établissements une lecture partagée des critères de qualité attendus, tout en respectant leurs spécificités scientifiques, pédagogiques et organisationnelles. Aussi, ils s’inscrivent ainsi dans une démarche constructive visant à promouvoir des pratiques d’assurance qualité intégrées, centrées sur l’amélioration des apprentissages, l’insertion professionnelle des diplômés et l’impact sociétal des formations. « L’ANAQ –Sup entend, à travers l’utilisation de ces référentiels, contribuer à l’harmonisation des standards de qualité, au renforcement de la compétitivité de l’enseignement supérieur et à sa visibilité dans l’espace académique international », a-t-il fait savoir. Il a invité les établissements à s’approprier pleinement cet outil et à l’envisager comme un levier stratégique au service du développement de leurs formations.
L’ouverture de ces travaux a également été marquée par une intervention de la représentante de l’office allemand d’échanges universitaires (DAAD), Mme Sarah Lang, qui a salué les efforts de l’ANAQ-Sup pour réguler, évaluer et accréditer les établissements d’enseignement supérieur au Niger. Le DAAD, faut-il le rappeler, accompagne l’ANAQ –Sup dans le cadre dans l’Harmonisation de l’Assurance qualité et l’Accréditation en Afrique.
Rahila Tagou (ONEP)
