A l’ouverture de l’atelier
Le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, M. Abdoul-kader Garba Moussa, a présidé hier la cérémonie d’ouverture des travaux de l’atelier sur les connaissances des risques pour les systèmes d’alerte précoce multirisques (SAP-MR). Cette formation de quatre (4) jours s’inscrit dans la vision de la gouvernance sécuritaire nationale. Elle vise à renforcer les capacités de vingt-quatre (24) membres du COVACC pour produire, accéder, utiliser et institutionnaliser la connaissance des risques comme fondement de systèmes d’alerte précoce multirisques inclusifs et fondés sur les impacts, conformément à l’initiative alerte précoce pour tous et au cadre Sendai.
A l’image de plusieurs autres pays, le Niger est confronté à une diversité de risques naturels et anthropiques qui ont pour dénominations des inondations, des sécheresses et des risques sanitaires. Ces aléas, souvent imprévisibles et parfois simultanés, mettent à rude épreuve la résilience des communautés et des infrastructures. Dans un tel contexte, a dit le SGA, le développement de systèmes d’alerte précoce efficaces, inclusifs et adaptés constitue une priorité absolue.
Toutefois, a-t-il estimé, un système d’alerte performant ne peut exister sans une connaissance approfondie et intégrée des risques. Cet atelier offre un cadre privilégié pour renforcer les compétences techniques des acteurs nationaux tout en leur permettant d’analyser et d’interpréter la connaissance des risques dans un contexte multi-aléas. Il va aussi faciliter l’appropriation des outils, cadres méthodologiques et référentiels de l’UNDRR, notamment le manuel sur l’utilisation de la connaissance du risque pour les SAP multi-aléas.
Outre cela, le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a signifié que cette formation se veut également un cadre pour développer les capacités des futurs formateurs à relier la connaissance des risques aux décisions d’alerte et à l’action précoce, en cohérence avec les mécanismes nationaux existants. Il devra aussi permettre de constituer un noyau de formateurs certifiés capables de diffuser les approches au sein de la direction générale de la protection civile, des services déconcentrés et des collectivités territoriales et renforcer la coordination entre les différents acteurs.
M. Abdoul-Kader Garba Moussa a insisté sur le fait que la connaissance multi-aléas ne doit pas rester théorique. Elle doit être traduite en actions concrètes, en outils opérationnels et en mécanismes d’alerte accessibles à tous, notamment aux communautés les plus vulnérables.
Revenant sur l’objectif de l’atelier, il a ajouté qu’il va permettre de former les compétences nationales, mais également celles d’autres pays d’Afrique dans la connaissance et l’analyse des risques, d’une part, et sur l’utilisation des outils et référentiels du Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophes d’autre part. Le secrétaire général adjoint du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire a invité les participants à tirer le meilleur profit des enseignements qui seront dispensés afin qu’ils soient en mesure de transmettre à leur tour les connaissances acquises.
Auparavant, le directeur général de la protection civile, le Colonel-major Bako Boubacar a indiqué que cette formation se tient au lendemain du forum 2026 des prévisions saisonnières des caractéristiques agro-hydro-climatiques de la saison des pluies pour les zones soudanienne et sahélienne de l’Afrique de l’Ouest et du Sahel (PRESASS, 2026), tenu du 20 au 24 avril 2026 à Ndjamena au Tchad. Colonel-Major Bako Boubacar a exhorté les participants à l’atelier de faire montre d’un engagement sérieux et attentif pour capitaliser les connaissances qui seront enseignées. Il y va, a-t-il dit, de la sécurité des populations qu’ils ont la responsabilité de protéger.
Rahila Tagou (ONEP)
