Archevêque de Niamey, Mgr Laurent Lompo présentant ses voeux au Président de la République
À l’occasion de la fête de l’Aïd el-Kébir, communément appelée fête de Tabaski, les évêques catholiques du Niger ont adressé un message fraternel à l’ensemble de la communauté musulmane du pays. Un geste fort de dialogue inter religieux, dans un contexte national marqué par la recherche de cohésion sociale.
Dans leur message signé conjointement, Mgr Laurent Lompo, Archevêque de Niamey, et Mgr Ignatius Kan-Murum ANIPU, Évêque de Maradi, ont rappelé la signification spirituelle commune de la Tabaski, fête du sacrifice d’Abraham, en soulignant qu’elle invite tout croyant, quelle que soit sa confession, à « se soumettre à la volonté de Dieu et à se dépenser généreusement les uns pour les autres ».
Les deux évêques ont étendu leur message bien au-delà des frontières du Niger, associant dans leur prière les fidèles musulmans du Burkina Faso et du Mali, deux pays voisins traversés eux aussi par de profondes crises sécuritaires. Ils ont imploré « le Tout Puissant, le Clément et le Miséricordieux » d’accueillir les prières des pèlerins réunis en Terre sainte et de répandre la paix sur toute la région sahélienne.
Le message comporte également une dimension très concrète, ancrée dans les réalités du quotidien nigérien. Les évêques ont prié pour que Dieu accorde « d’abondantes pluies pour le bien-être de la nature et de toute la population nigérienne » — une requête qui résonne particulièrement dans un pays sahélien où la pluviométrie conditionne directement la sécurité alimentaire de millions de personnes. Les évêques ont également formulé des vœux pour les familles, les autorités nigériennes et « tout le peuple nigérien dans sa diversité, en quête de cohésion sociale et de paix ».
Ce message annuel des évêques catholiques à l’occasion de la Tabaski s’inscrit dans une tradition de dialogue inter religieux que l’Église catholique du Niger entretient avec la majorité musulmane du pays.
Moctar Abandé, correspondance particulière
