Colonel Mahaman Elhadj Ousmane (centre) ouvrant les travaux de l’atelier
Le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a présidé hier à Niamey, la cérémonie d’ouverture de l’atelier de la revue à mi-parcours du Programme de Renforcement de la Résilience à l’Insécurité Alimentaire et Nutritionnelle au Sahel (P2RS) composante Niger. Cette rencontre constitue une étape déterminante dans la vie du projet. Elle intervient après deux (2) ans de mise en œuvre effective et offre une opportunité privilégiée d’apprécier objectivement le chemin parcouru, de mesurer les progrès accomplis, d’identifier les insuffisances éventuelles et de proposer les ajustements nécessaires afin d’optimiser l’impact des interventions pour la période restante.
Le ministre de l’Agriculture a d’abord rappelé que cette revue ne doit pas être perçue uniquement comme un exercice d’évaluation technique ou de conformité administrative, mais envisagée comme un véritable cadre d’apprentissage collectif, de partage d’expériences, de dialogue stratégique et de prise de décision concertée entre l’ensemble des parties prenantes. Elle constitue également un espace privilégié permettant d’améliorer la coordination institutionnelle, renforcer les synergies entre les différents projets et les programmes du secteur rural et accroître l’efficacité globale des investissements consentis au Niger.
A cet égard, a souligné Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, il est attendu particulièrement de ces travaux une analyse approfondie de l’état d’exécution physique et financière des activités, une appréciation objective du niveau d’atteinte des résultats attendus, une identification rigoureuse des facteurs favorables ainsi que des contraintes ayant influencé les performances du projet, des propositions opérationnelles susceptibles d’accélérer la mise en œuvre des activités prioritaires et des recommandations pertinentes en matière de gestion financière, de passation des marchés, de sauvegarde environnementale et sociale ainsi que de gouvernance institutionnelle.
Il a enfin exprimé au nom des autorités nigériennes sa reconnaissance à la Banque Africaine de Développement, au CILSS ainsi qu’à l’ensemble des partenaires techniques et financiers pour leur accompagnement constant en soutien aux efforts déployés par le Niger dans la lutte contre l’insécurité alimentaire, la malnutrition, la pauvreté rurale et les effets de plus en plus perceptibles des changements climatiques.
Pour sa part, le représentant Pays de la Banque Africaine de Développent (BAD) au Niger, M. Mamadou Tangara, a indiqué que cet atelier permettra d’analyser les acquis du projet depuis sa signature, d’apprécier les activités non encore réalisées et de proposer d’éventuels ajustements qui tiennent compte des priorités du gouvernement et du délai restant de mise en œuvre. Il a mis cette occasion à profit pour saluer l’engagement des autorités du Niger dans le développement du secteur agropastoral et réitéré la totale disponibilité de la Banque africaine de développement à soutenir les efforts du pays dans de grands projets structurants et dans la mise en œuvre du programme de refondation de la République couvrant la période 2025-2029.
Peu après cette cérémonie, le ministre de l’Agriculture et de l’Elevage, Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a animé un point de presse dans lequel il est revenu sur l’importance et l’objectif de ce projet lancé il y a deux ans dans sa deuxième phase au Niger. Ce projet cible un peu moins de 100 villages dans 15 communes, départements et régions de Tillabéri, Dosso, Maradi et Zinder. Son objectif était de tenir compte de l’insécurité alimentaire et des effets du changement climatique.
Les résultats encourageants de la première phase, souligne-t-il, ont motivé les autorités et les partenaires à lancer la deuxième phase. Aujourd’hui, après deux ans de mise en œuvre, a fait savoir Mahaman Elhadj Ousmane, les résultats enregistrés au niveau opérationnel ont permis aux acteurs d’être optimistes. « Nous pensons que nous atteindrons les indicateurs définis dans le cadre du projet après les 4 ans de mise en œuvre. Et, à l’heure actuelle, beaucoup de travail a été fait », se réjouit-il.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
