Le ministre Abdoulkadri Amadou procédant au lancement des travaux de réalisation ...
Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, Colonel-major Abdoulkadri Amadou Daouda, a présidé le vendredi 11 juillet 2026, la cérémonie du lancement National des travaux de réalisation des ouvrages de drainage des eaux pluviales dans les grands centres urbains du Niger, phase II. Cette cérémonie consacre le lancement des travaux des ouvrages de drainage phase2 dans les régions d’Agadez, Dosso, Maradi, Tahoua et Tillabéri pour un montant de 17 033 142 803 francs CFA TTC réalisés dans le cadre de la mise en œuvre du Projet Intégré de Développement Urbain et de Résilience Multisectorielle (PIDUREM). Pour la région de Maradi, les travaux comprennent, outre les ouvrages de drainage, l’aménagement de 4 ravins dans la ville de Maradi pour un montant de 6 856 400 217 FCFA, soit 40% du montant des travaux qui seront lancés.
Pour le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat, cette cérémonie est une étape importante dans la mise en œuvre de la politique nationale de développement urbain et traduit la volonté du Gouvernement d’apporter des réponses durables aux défis auxquels sont confrontées nos villes, notamment en matière de prévention des inondations, de résilience climatique et de modernisation des infrastructures urbaines. Le Colonel-major Abdoulkadri Amadou Daouda a indiqué que cette action s’inscrit pleinement dans les orientations du Président de la République, Chef de l’Etat, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui fait de la protection des populations, de la modernisation des infrastructures, de la résilience des territoires et de l’aménagement du cadre de vie des Nigériens des priorités majeurs de l’action publique. « Sous la coordination de SE Monsieur Ali Mahaman Lamine Zeine, Premier ministre, le Gouvernement poursuit avec détermination la mise en œuvre de réformes et d’investissements structurants destinés à accompagner le développement économique et social du pays, à renforcer la cohésion territoriale et à bâtir des villes plus modernes, mieux planifiées et capables de répondre aux défis de demain », a-t-il dit.

Le ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat a souligné que la phase II du PIDUREM constitue une étape décisive dans la concrétisation de son ambition de placer la prévention des risques, la protection des populations et la modernisation des infrastructures au cœur de la politique nationale de développement urbain. Il a précisé qu’à Maradi, les quartiers Zarya, Soura Aladey et la Cité Caisse bénéficieront d’interventions majeures. Les retombées attendues de ces travaux sont nombreuses à la fois sur les plans social, économique et environnemental. Il s’agit, entre autres, de la protection des populations et l’amélioration de la mobilité urbaine, la continuité des activités commerciales et la sécurisation des investissements publics, la maîtrise des eaux de ruissellement, la limitation de l’érosion et l’amélioration de l’adaptation des villes aux effets de changements climatiques. « Ces investissements contribueront au renforcement des capacités des collectivités territoriales en matière de gestion des infrastructures urbaines et consolideront la culture de la planification, de la prévention des risques et de la résilience, indispensables à un développement urbain durable sur l’ensemble du territoire national », a précisé le ministre de l’Urbanisme.
Pour sa part, le secrétaire général du Gouvernorat de Maradi, M. AbdoulKarim Mahamadou, a affirmé que les autorités de la refondation attachent un intérêt particulier à l’atteinte des objectifs de ce type de projet pour le bien être des communautés. « C’est pourquoi j’appelle au sens de responsabilité des différents partenaires qui seront concernés dans la mise en œuvre du Projet dans notre région afin de concrétiser les objectifs du gouvernement à savoir l’amélioration des conditions de vie des communautés de la zone d’intervention du Projet », a-t-il dit.
M. AbdoulKarim Mahamadou a ajouté que ces travaux comporteront le traitement de quatre ravins et une chaussé bitumée dans la ville de Maradi, deux tronçons à Tibiri et trois à Tessaoua. Il a réitéré ses encouragements aux bénéficiaires et surtout la profonde reconnaissance au projet PIDUREM avant d’exhorté les services techniques concernés à mettre tout en œuvre pour que ces travaux se fassent conformément aux normes indiquées. « Quant à vous, entrepreneurs à charge de réaliser ces travaux, sachez que tous les regards sont tournés vers vous et donc prenez toutes les dispositions pour accomplir un travail à la hauteur des attentes », a-t-il conclu.
Des investissements structurants grâce à l’initiative PIDUREM Galley Ma Zaada
Le coordonnateur par intérim du PIDUREM, M. Issoufou Hamani Oumarou, a relevé que les inondations demeurent l’un des principaux défis auxquels sont confrontées de nombreuses villes du pays. Elles occasionnent des pertes considérables, affectent les infrastructures publiques, perturbent les activités socio-économiques et surtout, fragilisent les conditions de vie des populations. « Au-delà des dégâts matériels, ce sont la sécurité des personnes, la continuité des services essentiels et la résilience des quartiers qui sont mis à rude épreuve. Face à cette réalité, le gouvernement de la République du Niger a fait du renforcement de la résilience urbaine une priorité nationale », a-t-il dit. C’est dans cette vision que le PIDUREM « Galley Ma Zaada », a été conçu avec l’appui de l’Association Internationale de Développement (IDA) du groupe de la Banque Mondiale.

M. Issoufou Hamani a indiqué qu’au-delà des ouvrages eux-mêmes, il s’agit d’investissements structurants qui renforceront la sécurité des personnes et des biens, amélioreront la mobilité urbaine et créeront un environnement plus favorable au développement économique et social. « La réussite de ces investissements repose avant tout sur l’engagement de l’ensemble des acteurs. J’invite les entrepreneurs en charge des travaux à respecter scrupuleusement les prescriptions techniques, les délais contractuels, ainsi que les normes de qualité requises », a-t-il déclaré. Le coordonnateur par intérim du PIDUREM a enfin exhorté les missions de contrôle à assurer un suivi rigoureux, régulier et transparent des travaux afin d’assurer la conformité aux plans, aux études et aux exigences de l’administration.
Lancé en novembre 2022 pour une durée de six ans, le PIDUREM bénéficie d’un financement total de 250 000 000 dollars, soit environ 140 000 000 000 FCFA. L’objectif de développement dudit projet est d’accroitre la résilience aux inondations et d’améliorer la gestion urbaine et l’accès aux services de base dans les municipalités sélectionnées au Niger. Le PIDUREM intervient dans les huit régions du Niger, plus précisément dans 25 communes dont quatorze d’entre elles bénéficient d’investissements physiques, tandis que les autres reçoivent un appui technique important destiné à renforcer la planification urbaine, la gouvernance locale et la qualité de la maîtrise d’ouvrage au niveau des acteurs concernés.
Trois années après son lancement, le PIDUREM a enregistré des résultats encourageants qui traduisent la volonté du Gouvernement d’apporter des réponses concrètes aux préoccupations réelles des populations. Dans la région de Maradi, les investissements réalisés, ceux en cours d’exécution et les travaux programmés représentent un montant global de plus de 19 milliards de FCFA. On peut citer, entre autres travaux effectués, la réalisation des travaux d’urgence de traitement de 4 ravins à Maradi pour un coût de 2 milliards de FCFA, la construction de trois centres de santé intégrés de type II équipés pour un coût d’1 milliard de FCFA et la construction et l’équipement de salles de classe pour un montant de 600 millions de FCFA.
Tiémogo Amadou, ONEP Maradi
