Photo de famille à l’issue de la cérémonie de lancement
La ministre de la Population, de l’Action Sociale et de la Solidarité, Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, a procédé, mercredi 15 juillet 2026 dans l’enceinte du ministère, au lancement des activités entrant dans le cadre de la célébration de la Journée Mondiale de la Population sous le thème : « Réaliser les espoirs et aspirations des jeunes aujourd’hui et pour l’avenir ». Ce thème pose les problématiques de la jeunesse qui sont celles de former, de se former, de se soigner de travailler, de s’exprimer et de construire son avenir dans la dignité.
La ministre a d’abord rappelé que la population du Niger est estimée cette année à 27,5 millions d’habitants, dont la proportion de jeunes de moins de 25 ans représente 68,9% et plus de 80%
d’entre eux vivent en Méridien. Ce poids démographique des jeunes constitue un défi majeur car ils doivent être nourris, éduqués et soignés, mais une fois formés, ils constituent un immense potentiel de production de richesses.
Pour répondre aux besoins et aspirations des jeunes, plusieurs actions ont été entreprises, selon Pr Sidikou Ramatou Djermakoye Seyni, par les autorités notamment la définition et l’adoption d’une politique et d’une charte nationale de la jeunesse, la mise en place d’un Conseil National de la Jeunesse, l’élaboration d’un programme d’insertion socio-économique des jeunes et l’instauration d’une journée nationale d’un jeune leader qui vise à promouvoir l’esprit d’initiative, le patriotisme et la responsabilité sociale chez les jeunes nigériens. Ces actions visent à faire des jeunes des acteurs clés de la cohésion sociale, de la gouvernance locale et du développement.
Aussi, a-t-elle fait savoir, pour l’épanouissement des populations dans leur environnement, des approches réalistes, pragmatiques, sont mises en œuvre dont l’approche « droits humain » en ce sens que toute intervention s’inscrit dans le respect des droits spécifiques ; l’habilitation des communautés à prendre en charge elles-mêmes les aspects de développement local ; l’autonomisation des groupes vulnérables pour leur pleine participation et l’implication des chefs traditionnels et leaders religieux dans la sensibilisation des communautés sur les questions de population et développement. « Pour ce qui est des chefs traditionnels, acteurs en contact direct avec la population, il est à signaler qu’un travail formidable est mené, travail reconnu à tous les niveaux, aussi bien national qu’international », s’est réjoui la ministre.
La secrétaire générale adjointe de la région de Niamey, Mme Alassane Chékaraou Djamilatou, a fait savoir que la région de Niamey avec ses nombreux villages et quartiers, connaît des problèmes liés à la croissance démographique rapide et à la répartition spatiale de la population. Cela affecte les objectifs de développement durable car les besoins en santé, en éducation, en emploi et en logement deviennent de plus en plus croissants. Cette situation, a-t-elle soutenu, interpelle tous les acteurs, tant au niveau administratif, communautaire que religieux. Elle a enfin lancé un appel aux autorités communales et leurs partenaires à s’engager à accompagner l’institution et à accorder leurs actions afin de répondre efficacement aux besoins des populations.
Au cours de la cérémonie de lancement, le représentant résident de UNFPA au Niger, M. Saturnin Epié, a réitéré l’engagement de son institution à contribuer à la réalisation du potentiel des jeunes, à leur participation au développement national et la construction d’un avenir meilleur.
Aïchatou H. Wakasso (ONEP)
