Le gouverneur Massalatchi a mis en terre un plant à l’occasion de la JNA
Le gouverneur de la région de Zinder, le Colonel Massalatchi Mahaman Sani, a présidé, le lundi 3 août 2026, la cérémonie de célébration de la Journée Nationale de l’Arbre (JNA), édition 2026, organisée sur le thème: « La restauration des bases productives, pilier de la Refondation ». La cérémonie de plantation d’arbres s’est tenue dans la forêt classée de Barberkia, non loin de l’ancien site de l’édition 2025, site historique dédié à la mémoire du guerrier Kaigama Daboua, héros de la résistance à la pénétration coloniale.
Dans son allocution, le premier responsable de la région a déclaré que planter, au-delà du geste écologique, est un engagement citoyen en faveur de la souveraineté nationale, de la protection du patrimoine naturel et de la transmission d’un environnement viable aux générations futures. Il a rappelé que Zinder figure parmi les régions les plus exposées aux effets de la désertification, de la dégradation des terres et des changements climatiques. Ces phénomènes entraînent une baisse continue de la fertilité des sols, une raréfaction des ressources naturelles et une fragilisation des moyens d’existence des populations.
Le bilan présenté fait état de 867 hectares de terres dégradées récupérées, 346 hectares de dunes fixées,
2 155 460 plants forestiers produits, 3 000 hectares placés sous régénération naturelle assistée, 720 kilomètres de bandes pare-feu réalisées, 300 hectares ensemencés en espèces herbacées, 32 hectares traités contre les plantes envahissantes terrestres et 200 hectares débarrassés des plantes aquatiques envahissantes. Ces différentes interventions représentent un investissement global de 1,038 milliard de francs CFA, tout en générant des emplois verts et en renforçant la sécurité alimentaire des populations. Le Colonel Massalatchi Mahaman Sani a affirmé que la restauration des sols, des forêts et des bassins versants constitue aujourd’hui un impératif national. Elle repose, selon lui, sur trois piliers fondamentaux que sont: la souveraineté alimentaire, la résilience face aux changements climatiques et la transformation durable des comportements. « La terre demeure notre premier rempart de souveraineté. Un pays qui ne protège pas ses ressources naturelles compromet son avenir », a-t-il déclaré.
Le directeur régional de l’Environnement, Colonel Ibrahim Moustapha, a exprimé le souhait de consolider les acquis obtenus grâce à l’implication de nouveaux partenaires. Parlant du thème de cette édition, il a expliqué que la restauration des bases productives constitue un levier essentiel pour renforcer la souveraineté alimentaire et soutenir les principaux secteurs de production, notamment l’agriculture, l’élevage, la pêche et les activités de transformation. Il a annoncé que le Néré est l’espèce mise à l’honneur cette année en raison de ses multiples vertus alimentaires, économiques et médicinales. Arbre emblématique des terroirs sahéliens, il contribue notamment à la fabrication du soumbala, à l’alimentation des populations et à la médecine traditionnelle. Le directeur régional a enfin exhorté les producteurs à améliorer la fertilité des sols, préserver les espaces pastoraux, promouvoir les activités d’élevage et de pêche et poursuivre les actions de fixation des dunes.
L’administrateur délégué de la Ville de Zinder, M. Issoufou Mamane, a, pour sa part, rappelé que cette journée constitue un moment privilégié pour réaffirmer l’engagement collectif en faveur de la protection de l’environnement. Face aux effets de la désertification, de la raréfaction des ressources en eau et de la baisse des productions agricoles, il a estimé que la plantation d’arbres représente un véritable acte de souveraineté, de résilience et de responsabilité envers les générations futures. M. Issoufou Mamane a mis en avant les actions déjà entreprises par la municipalité dans les domaines de l’assainissement urbain, de la gestion des déchets et de la valorisation de la mare de Kagna, tout en invitant les jeunes, les femmes, les associations, les chefs traditionnels, les leaders religieux et l’ensemble des partenaires à poursuivre leur mobilisation. « Une plantation n’a de valeur que si elle est entretenue », a-t-il dit, appelant chaque citoyen à veiller durablement sur les arbres mis en terre.
Rabiou Dogo
ONEP-Zinder
