Plantation d’arbres à Diffa lors de la célébration de la JNA
C’est l’Ecole N’Guel Madou Mai, dans la commune urbaine de Diffa, qui a servi de cadre à la cérémonie de lancement de la plantation. Placée sous la présidence du gouverneur, la cérémonie a enregistré la présence des secrétaires généraux du Gouvernorat, du Commandant de la Zone de Défense n°5, du Recteur de l’Université de Diffa, des administrateurs délégués, du directeur régional de l’environnement, des responsables des FDS, des directeurs régionaux et de plusieurs autres invités.
Plusieurs interventions ont été enregistrées à cette occasion. D’abord, la directrice de l’Ecole qui accueille la cérémonie de plantation d’arbres a salué la présence du gouverneur et sa délégation. Madame Bodo Boukar Hadjia Falmata a fait l’historique de son école, avant de prendre l’engagement de faire un suivi permanent de ces plants.
Quant au secrétaire général de la commune urbaine, il a souhaité la bienvenue aux invités avant de se réjouir du choix de son entité administrative pour abriter cette cérémonie. M. Mahamadou Seyni a souligné l’importance de cette Journée Nationale de l’Arbre, célébrée chaque 3 août. Il a ajouté que notre pays s’est résolument engagé dans la marche historique et irréversible de sa refondation, et cela dans un élan patriotique jamais égalé.
Pour le directeur régional de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, le Lieutenant-colonel Mamane Issaka, l’avancée du désert, l’ensablement des cuvettes oasiennes, la baisse de la fertilité des sols et la raréfaction des ressources pastorales ne sont pas des vues d’esprit. « Ce sont des réalités qui menacent directement la résilience de nos vaillants agriculteurs, éleveurs et pêcheurs », a-t-il dit.
Pour le gouverneur, le thème « Restauration des bases productives, pilier de la Refondation » choisi pour cette édition 2026 resonne comme une lettre de mission pour chacun d’entre nous. C’est dire que la Refondation dont il est question ne peut se limiter aux réformes politiques et institutionnelles. Elle doit plonger sa racine dans tous les aspects de la vie socioéconomique de notre pays, notamment dans notre capacité à protéger notre cadre de vie.
Le Général de Division Mahamadou Ibrahim Bagadoma a souligné que la région de Diffa se trouve aujourd’hui dans une situation d’urgence écologique. « Plus de 55% du territoire de la région est touché par la désertification. J’appelle la communauté à un devoir patriotique pour surmonter les défis qui menacent notre environnement, a-t-il conclu.
Mato Adamou
ONEP-Diffa
