Moustapha Alou
Et voici Niamey, berceau de la Confédération des Etats du Sahel (AES), qui devient, pour ainsi dire, l’arbre à palabres des peuples de l’AES !
Et voici l’histoire qui se répète, ici à Niamey, toujours au Centre International de Conférences Mahatma Gandhi, presque à la même heure.
Et voici le même peuple qui prend rendez-vous avec son destin, dans le même espace, et pour le même idéal.
Et voici Niamey, l’avenante capitale du Niger, qui revit la même ambiance, le même enthousiasme, la même détermination, la même solennité, la même ferveur, qui avaient prévalu, le samedi 6 juillet 2024, lorsque le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, Président de la République, Chef de l’Etat du Niger, le Général d’Armée Assimi Goita,Président de la Transition, Chef de l’Etat du Mali, le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré, Président du Faso, avaient inscrit l’alliance des Etats du Sahel au fronton de l’histoire en portant sur les fonts baptismaux la Confédération des Etats du Sahel et en officiant le baptême de feu de cette nouvelle organisation ,pensée et voulue par le peuple sahélien résilient, engagé et décomplexé.
Assurément, hier, dans cette même salle du Centre de Conférences Mahatma Gandhi, les instants historiques de cette journée, inoubliable comme qui dirait, du 6 juillet 2024, jalonnée d’émotions, de fierté, de solidarité agissante, ont été revécus, remémorés par les filles et fils des Nations sœurs du Niger, du Mali et du Burkina Faso qui se sont retrouvés, une fois encore à Niamey, pour porter haut, au firmament, une autre institution de la bien nommée Confédération des Etats du Sahel.
Et voici donc Niamey, la belle et accueillante capitale du Niger, qui a accueilli les populations de l’AES à travers les députés confédéraux qui auront à échanger et discuter sur plusieurs sujets intéressant la vie confédérale, divers thèmes en lien avec le développement socio-économique du peuple sahélien. Un peuple altier sahélien qui aura désormais son mot à dire dans la marche de la Confédération et qui « mettra sa bouche dans la parole » comme on le dit si sagement sous nos tropiques.
Le Parlement Confédéral vient donc d’être installé et les députés confédéraux renvoyés dans l’exercice de leurs fonctions qu’ils ont du reste prises avec foi pour le bonheur des populations dont ils émanent et qu’ils représentent. Copie conforme de l’arbre à palabres de l’Afrique des fiers guerriers sous lequel se débat la vie du village, microcosme des nations en ce sens qu’il est animé par les hérauts de toutes les couches sociales des trois pays membres de la confédération, le Parlement Confédéral est le tabernacle où s’exprimeront désormais les idéaux et ambitions collectives, l’un des hauts lieux où les préoccupations des populations sont portées et le moule dans lequel les réponses aux aspirations de ces populations sont façonnées avant d’être présentées au Conseil des Ministres, puis au Collège des Chefs d’Etat. La tenue des sessions confédérales des Parlements de l’AES constitue indubitablement une étape majeure, sinon décisive dans l’édification institutionnelle de la Confédération des Etats du Sahel.
Au demeurant, hier, du haut de la tribune de la cérémonie officielle d’ouverture des sessions Confédérales des Parlements de l’AES, le Président du Conseil Consultatif de la Refondation(CCR) du Niger a, comme de juste, rappelé qu’après l’adoption de la Charte du Liptako-Gourma instituant l’alliance des Etats du Sahel, puis la création de la Confédération, nos trois Etats ont choisi de donner une traduction politique et institutionnelle à l’aspiration profonde de leurs peuples :vivre libres, unis, solidaires et maitres de leur destin.
C’est justement au nom de cet idéal, au nom des populations qu’ils représentent, au nom de la confiance placée en eux par les responsables des nations, au nom de leur mandat qui exige un don de soi, une hauteur de vue, de l’écoute, de la rigueur et un profond sens de l’intérêt général, et en vertu des pouvoirs qui leur sont conférés, que les députés confédéraux ont pris l’engagement de contribuer à la marche de la confédération en jouant leur partition dont le ton a été donné hier à Niamey.
Moustapha Alou (ONEP)
