Moustapha Alou
Ainsi donc, de jour en jour, élément après élément, pièce par pièce, le puzzle reflétant l’image du secteur pétrolier du Niger nouveau, d’un Niger libre, souverain et prospère, se constitue.
En effet, la semaine écoulée, coup sur coup, notre pays a connu trois intéressantes et importantes activités dans ledit secteur, toutes en harmonie avec la dynamique de la refondation en cours dans notre pays, et en phase avec le réalisme qui caractérise les responsables du Niger d’aujourd’hui en pleine reconquête de sa souveraineté dans tous les secteurs.
Aussi, ces événements, faut-il le souligner avec enthousiasme, illustrent-ils parfaitement l’irréversibilité de l’œuvre de construction d’un Niger nouveau basé sur l’effort interne, la participation nationale et la défense des intérêts du peuple dans le cadre de la coopération et des relations avec n’importe quel Etat ou partenaire qui doit, impérativement et au préalable, respecter la souveraineté du peuple nigérien et les principes fondamentaux de la refondation.
La première activité a été la cérémonie officielle de reprise des travaux de forage du puits exploratoire Kafra Sud-Est 1 dans la région d’Agadez, en zone saharienne, à quelques encablures de la frontière algérienne, coprésidée le jeudi 13 aout 2026 par le Premier ministre Ali Mahaman Lamine Zeine et son homologue algérien, Sifi Ghrieb.
Cette opération ouvre une nouvelle phase dans l’évaluation du potentiel pétrolier national et traduit concrètement la volonté des Présidents Tiani et Tebboun de donner une autre dimension au partenariat stratégique qui lie leurs deux pays à travers la SONIDEP et la SONATRACH. Ce partenariat stratégique couvre plusieurs maillons de la chaîne des hydrocarbures, de la recherche et de l’exploration au développement et à la production en passant par le forage, le raffinage, la pétrochimie, la distribution et la commercialisation.
Les campagnes de forage prévues dans le cadre de la mise en œuvre du projet Kafra permettront notamment de mieux déterminer les réserves exploitables avant l’actualisation des études de faisabilité et à terme la mise en valeur des éventuels gisements.
Dans le même sillage, du 9 au 15 août 2026, un million (1 000 000) de barils de pétrole brut acquis par la SONIDEP auprès de l’Etat du Niger ont été vendus à la SONATRACH, conformément aux dispositions contractuelles du 22 juillet 2026. Cette transaction historique marque une étape importante dans l’intervention directe de la SONIDEP SA dans la commercialisation du pétrole brut nigérien depuis son acquisition auprès de l’Etat jusqu’à sa vente et sa livraison à l’acheteur.
Elle s’inscrit également, faut-il le relever pour s’en féliciter, dans la Vision du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui place, comme nous le savons, la souveraineté énergétique, la maîtrise nationale des ressources naturelles, l’application stricte du contenu local dans les domaines des mines et des hydrocarbures ainsi que le renforcement du rôle des entreprises nationales dans les secteurs stratégiques au cœur des orientations de l’Etat. Cette volonté du Général d’Armée Abdourahamane Tiani vient donc de se traduire en acte concret à travers cette opération rondement menée par la SONIDEP SA qui devient, désormais, un acteur majeur incontournable et un opérateur pétrolier national intégré capable d’intervenir progressivement sur l’ensemble de la chaîne de valeur des hydrocarbures.
Last but not least, le 15 août 2026, le Niger, Zimar Group et High Tech Energy, ont signé un accord pour la construction de la raffinerie de Dosso. Ce projet, évalué à 1,9 milliard de dollars américains, porte sur la conception, le financement, la construction, l’exploitation et le transfert d’une raffinerie conventionnelle d’une capacité de 100 000 barils par jour, dont l’envergure défie les plus importantes de la sous-région et la capacité de production toise les plus connues d’Afrique, ainsi que d’un complexe pétrochimique à Dosso.
A travers ces trois événements, c’est assurément une nouvelle ère, tant attendue du reste, qui s’ouvre dans le Niger tout aussi nouveau débarrassé du carcan néocolonialiste, des compromis boiteux, choix alambiqués, orientations imposées, accords désavantageux, diktats extérieurs et autres partenariats dans lesquels la compromission est le maître mot.
Du reste, il y a un peu plus de deux mois, le ministre du Pétrole expliquait à la Nation les actions engagées par son département ministériel, conformément aux ambitions de la Refondation, aux attentes légitimes de la nation plus que jamais décidée à marquer sa souveraineté sur ses richesses naturelles, et à la Vision du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui tient, avant tout et par-dessus tout, à restaurer la dignité de son peuple.
Ces événements reflètent donc la prise en main du destin national, la réappropriation des richesses naturelles, des ressources stratégiques nationales, par les Nigériennes et Nigériens désormais convaincus et pleinement conscients de la justesse des idéaux de la Refondation. Ainsi va le Niger nouveau dans lequel, on le constate, la souveraineté n’est pas un vain mot et n’est point un slogan.
Moustapha Alou (ONEP)
