Moustapha Alou
Rien ne va en France, c’est le moins qu’on puisse dire après les agitations lycéennes qui secouent encore plusieurs établissements scolaires sur toute l’étendue du territoire français.
Rien ne marche pour Emmanuel Macron qui continue, sans désemparer, d’enregistrer des déculottées à travers les échecs cuisants et successifs de ses mercenaires commis pour déstabiliser l’espace de la Confédération des Etats du Sahel (AES).
A l’évidence, tout s’écroule, lourdement, sous les pieds d’Emmanuel Macron malgré les pantalonnades mises en œuvre pour ramener le Niger, le Burkina Faso et le Mali dans le giron colonialiste et reprendre en main les richesses naturelles de ces pays qui participent au développement de son pays, à la vie voire à la survie de ses concitoyens.
Aussi, les dernières agitations scolaires, les derniers développements de la situation sociale dans ce pays ne présagent rien de bon. Au surplus, la France, au vu de la situation explosive dans tous les secteurs qui y prévaut, est pratiquement dans le Tartare, cet espace souterrain qui constitue le fond des enfers.
En effet, sur le plan interne, c’est un véritable charivari que les jeunes gens des lycées ont créé à travers des mouvements de casse et de contestation d’une violence inouïe qui finissent par être à l’heure actuelle un maelstrom qui détruit tout sur son passage et qui risquerait, d’ailleurs, d’emporter la « Macronie », la jeter dans les abysses de l’histoire et les abîmes d’un pays en pleine déliquescence sociale, politique et surtout économique.
Cheveux hirsutes et au vent, goguenards, langage d’une génération qui n’a que faire des discours creux de Macron, les lycéens français d’aujourd’hui rappellent aux bons souvenirs de Daniel Cohn-Bendit et de ses camarades qui, en Mai 68, avaient fait vaciller le Général De Gaulle qui avait qualifié la situation de « chienlit » au cours d’une conférence de presse.
Aujourd’hui encore, la bourrasque est tellement violente qu’elle est en train de détruire ce qui reste encore des fondements de la société française.
Au menu de cette décadence : pugilats entre députés au parlement, échauffourées entre forces de l’ordre et jeunes des lycées dans les rues et sur les places publiques, une dette extérieure qui perce le plafond et atteint un niveau d’une indécence qui défie toute bienséance financière et éthique économique, une paupérisation galopante qui n’épargne aucune couche sociale, une banqueroute qui défie toute concurrence.
Pire, sur le plan extérieur, la voix de la France n’est plus audible et son président qui croit toujours au miroir aux alouettes et à l’illusion d’une France puissante se démène comme un beau diable pour tenter de jouer en vain un rôle dans les événements majeurs mondiaux.
Mais la plus grosse déconvenue de la France, c’est au Sahel, particulièrement au Niger, au Burkina Faso et au Mali qu’elle la subit et à ciel ouvert.
En effet, derechef, en dépit des manœuvres françaises tendant à les déstabiliser et surtout à donner un coup d’arrêt à la dynamique de reconquête de leur souveraineté, de réappropriation de leurs richesses naturelles, d’indépendance véritable, ces pays, sous les yeux de la France, au vu et au su de Emmanuel Macron et ses acolytes, continuent leur marche inexorable vers le développement.
Dans la résilience, le patriotisme et la solidarité, les populations de la Confédération AES poursuivent leurs objectifs et sont plus que jamais déterminés à atteindre leur idéal commun pendant que le feu s’est déclaré à la forge.
Moustapha Alou (ONEP)



