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Agadez/Santé : Le ministre Garba Hakimi poursuit sa visite dans la région avec l’étape du département de Tchirozérine

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Le ministre de la Santé s’impregnant du fonctionnement d’un CSI dans le département de Tchirozérine
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Après Aderbissanett, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a poursuivi, le mardi 3 novembre 2026, sa visite dans la région d’Agadez, précisément dans le département de Tchirozérine. Accompagné du gouverneur de la région, le Général de Division Ibra Boulama Issa, le ministre a visité le CSI de type I de Gofat Est, la case de santé de Tchintabizguine, le CSI urbain de Tchirozérine en construction, le CSI Mission ainsi que le chantier de construction d’une polyclinique réalisée dans le cadre de la coopération entre le Niger et l’Algérie.

Au cours de cette étape, le ministre Garba Hakimi a insisté sur l’importance des structures sanitaires de proximité et la nécessité pour les populations de les fréquenter régulièrement. Il a également salué l’accompagnement des communautés envers les agents de santé déployés dans leurs localités, tout en les exhortant à renforcer leur collaboration avec ces derniers pour une meilleure prise en charge des préoccupations sanitaires.

Les visites guidées des différentes formations sanitaires ont, par ailleurs, donné lieu à des présentations sur les ressources humaines, les infrastructures, les équipements, les activités réalisées et les indicateurs de performance. Elles ont également permis au ministre d’écouter les préoccupations exprimées par les responsables et les agents de santé et d’y apporter des solutions.

Au Centre de Santé Intégré de Gofat Est, de type I, qui couvre une population estimée à 4 850 habitants, les données présentées font ressortir plusieurs résultats encourageants, notamment en matière de surveillance épidémiologique et de vaccination. Le taux d’accouchements assistés reste cependant faible (19,79 %). Ce CSI est confronté à l’exiguïté de ses locaux, l’absence d’ambulance et l’insuffisance du personnel d’appui. Un plaidoyer a ainsi été engagé auprès de la collectivité pour inscrire la question de l’extension des locaux dans le Plan annuel d’investissement (PAI) 2027.

À la case de santé de Tchintabizguine, la mission a relevé les efforts consentis pour assurer les prestations sanitaires au profit des populations. Cette structure fonctionne avec un seul agent contractuel. Elle ne dispose d’aucun moyen roulant, alors qu’une moto est nécessaire pour faciliter les déplacements et les interventions sanitaires. La case de santé bénéficie par contre d’un partenariat dans l’accompagnement des relais communautaires, la distribution de moustiquaires imprégnées et la mise en place de groupes d’alimentation du nourrisson et du jeune enfant.

La visite du CSI Mission a été l’occasion de faire le point sur les performances et les contraintes de cette formation sanitaire de type II, créée en 1965 par les missionnaires et desservant une population estimée à 8 132 habitants. Avec un effectif de 15 agents, dont un médecin généraliste, cinq infirmiers et deux sages-femmes, la structure a un besoin complémentaire de six agents. Elle dispose d’une seule moto en bon état, mais ne possède aucune ambulance. Par ailleurs, deux cases de santé, celles d’Inghighi et d’Imboragan, restent non fonctionnelles en raison de l’insuffisance du personnel.

Outre les structures déjà fonctionnelles, le ministre et sa délégation ont visité le chantier du CSI urbain de Tchirozérine dont les travaux ont bien avancé. Ces travaux, financés grâce à la coopération avec l’Algérie, s’inscrivent dans la dynamique de renforcement de l’offre de soins et d’amélioration de l’accès des populations aux services de santé.

Les différentes visites ont mis en évidence les efforts déployés par les agents de santé, les résultats enregistrés dans plusieurs indicateurs sanitaires, mais aussi les insuffisances qui nécessitent un accompagnement des autorités et des partenaires. Cette démarche de proximité traduit la volonté du ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique de s’appuyer sur les réalités du terrain pour orienter les interventions et apporter des réponses adaptées aux besoins des formations sanitaires et des populations.

Ali Maman

ONEP Agadez