Ambiance de veille de la fête : Embouteillages et hausse de prix des articles vestimentaires

Société
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Le mois béni de ramadan tire à sa fin. Et comme à l’accoutumée, les Nigériens préparent en grande pompe la fête d’Aïd el Fitr. A cette occasion, les marchés abondent de personnes. Vendeurs et clients cherche, chacun à tirer son épingle du jeu. En cette période, les vendeurs d’articles vestimentaires, de décoration ou encore d’ustensiles de cuisine trouvent leur compte. Du Rond-Point Maourey au grand marché de Niamey, l’ambiance est déjà à la fête.

A partir du Rond-Point Maourey en allant le grand marché, des vendeurs ambulants de chaussures à la quête de la clientèle se sont installés. Un peu devant ces derniers, se trouvent d’autres vendeurs notamment ceux de perles pour les tresses, d’ustensiles de cuisine ou encore de voile (Hijab) qui s’époumonent à tue-tête pour attirer la clientèle. Tous ces vendeurs ressassent le même slogan ‘’promotion, fala ba garaw, wantaré’ pour ainsi exprimer la ‘’légèreté’’ des prix des articles.

Cependant, cette ambiance est insignifiante comparée à celle du grand marché de Niamey où rien que l’embouteillage constitue un cass-tête pour ceux qui s’y rendent. En effet, à l’entrée de ce marché, se trouvent des installations pêle-mêle de vendeurs d’habits, de chaussures, de voiles et autres articles qui vous interpellent dès votre arrivée. De ce fait pour accéder à l’intérieur du marché, il faut s’armer de courage pour se frayer un passage. Ainsi, c’est entre des jurons et bousculades que les gens arrivent à accéder aux différentes boutiques remplies soit de vêtements et chaussures pour enfants ou d’objets de décoration notamment de tableaux, de rideaux, d’ustensiles de cuisines et pour d’autres de Bazin riche et pagnes et autres tissus. Ces articles sont pour la plupart importés spécialement pour la fête de ramadan.

Toutefois, cette ambiance est moins captivante que les prix des articles. Comme un mot d’ordre reçu, les commerçants se sont arrangés pour rehausser les prix en l’occurrence celui des articles vestimentaires. Par exemple, les robes d’enfant se vendent à des prix écœurant variant de 8500f à 18000f pour une seule robe. Quant à l’habillement des garçons, les pantalons jeans se vendent entre 6000f et 8000f, les chemises à 6500f, les tee-shirts à 3500f. Quant aux ensembles costumes pour garçon leurs prix vont de 11.000f pour les plus petits à 15.000f pour les plus grands. Les prix des chaussures varient de 4500F à 12.000f la paire pour les filles et les garçons de 2500f à 9000f en fonction de la qualité. 

Dans une boutique de vente d’habits pour enfants, le commerçant Harouna explique que ce n’est pas sur un coup de tête qu’il augmente les prix des articles. Il dit débourser beaucoup d’argent pour faire venir des articles de bonne qualité au Niger.

Cette situation n’est point favorable aux parents qui par devoir se voient obligés de satisfaire leurs enfants. En témoigne certains parents qui n’ont pas manqué d’exprimer leur mécontentement comme c’est le cas de Mme Hadiza que la répétion de cette situation de hausse des prix. Loin de s’améliorer a-t-elle indiqué, la situation empire alors que les temps sont durs. ‘’Et en tant que parent, on se sent obligé de faire plaisir à son enfant à cette occasion’’, a-t-elle déclaré.

Une autre maman, Mme Hassane Amina soutient que c’est à cause de cette hausse des prix qu’elle préfère anticiper sur l’achat des habits en payant du Bazin pour ses 4 enfants. Ainsi elle n’aura pas trop de peine pour les chaussures et accessoires. Mme Aichatou affirme également que pour s’éviter de négocier ou avoir le cœur brisé, elle a préféré payer en début du mois de ramadan un bazin pour elle et ses enfants. «Car, à cette période, les spéculateurs ne lésinent point sur les prix», déplore-t-elle.

Nombreux sont les parents rencontrés dans le marché dont mécontentement et irritation se lisent sur les visages face à la cherté des articles. Mais que faire?

 Rahila Tagou(onep)