Dévoilement de la plaque Amadou Issa dit Billy
L’administrateur délégué de la ville de Niamey, le colonel Boubacar Soumana Garanké a présidé, le lundi 25 Mai 2026, la cérémonie de baptême de quatre rues. Il s’agit de la Rue Amadou Issa dit Billy, la Rue Sansané Haousa, le Rond-point Sargaji, et le rond-point karma kaaro. Ces actions visent à valoriser la mémoire collective en rendant hommage à des figures emblématiques du Niger.
A chaque étape, les proches des personnes honorées ou des personnes originaires des localités dont les rues portent les noms ont exprimé leur reconnaissance à l’endroit des autorités pour l’honneur fait à leurs parents.
Mme Mariam Abdoulaye, représentante de la famille Amadou Issa dit Billy, a salué l’initiative de la ville de Niamey. Billy, a-t-elle notifié, s’est consacré durant toute sa vie avec dignité et détermination à son métier de transporteur à une époque où entreprendre demandait beaucoup de sacrifices. « Il a su, par sa persévérance et son honnêteté, bâtir une œuvre respectable. Grâce à son travail, il a permis à de nombreuses personnes de vivre dignement et de croire en l’avenir. Il a également contribué au développement de son pays, non pas par de grands discours, mais par des actes concrets, quotidiens et silencieux », a-t-elle dit.
M. Abdou Mamane, ressortissant de Sansané Haoussa, a indiqué que son village, situé à 70 km de la ville de Niamey, évoque des souvenirs agréables mais aussi douloureux. « Les vieux ont le souvenir qu’il y a 65 ans, Sansané-Haoussa était un lieu de transit entre la rive gauche et la rive droite notamment pour les voyageurs qui ne pouvaient pas prendre le bac de Farié qui était très souvent en panne. Quand les gens étaient bloqués, les populations de Sansané-Haoussa leur venaient en aide pour la traversée du fleuve. Chose qui a donné à Sansané-Haoussa la réputation d’avoir eu à sauver des vies humaines », a-t-il expliqué.
M. Zibo Zakara, représentant du chef du village de sargaji, a rappelé que le choix de son village de Sargaji se base sur sa résistance à la pénétration coloniale. « La première grande révolte de l’Ouest du Niger contre la pénétration coloniale est incontestablement la résistance de Sargaji. C’était une guerre de haute intensité tant par sa durée, que par l’ampleur des combats et les moyens militaires déployés par le colon français sans jamais gagner une seule des trois batailles face à la manifestation du nationalisme et la témérité des guerriers de Sargadji », affirme-t-il.
Pour sa part, M. Mamoudou Djibo a expliqué que le canton de Karma, situé à 3,5 km à l’ouest de Niamey, résulte d’une entité politique précoloniale qui a une histoire riche en événements, une terre de résistance à la conquête et la domination coloniales. Il a exposé sur le développement historique de Karma et les différentes étapes de sa métamorphose territoriale.
Rabi I. Guero et Aichatou Moumouni (stagiaire)
