Photo de famille à l’issue de la cérémonie d’ouverture
L’Association des Ingénieurs Agronomes du Niger (AIAN) a tenu, le samedi 16 mai 2026, au Palais des Congrès, une Assemblée Générale Élective sous le thème : « De l’expertise agronomique à l’entreprise agricole : contribution de l’AIAN au repositionnement du jeune agronome ». La cérémonie d’ouverture des assises a été présidée par le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Colonel Mahaman Elhadj Ousmane.
L’Association des Ingénieurs Agronomes du Niger, a indiqué Dr Ibrahim Tiémogo, président de l’AIAN, a connu un développement institutionnel positif depuis son dernier congrès de juin 2023. Il s’est réjoui notamment de l’acquisition et l’équipement du siège de l’association, la tenue régulière des réunions du bureau, la mise en place des plateformes de communication et le développement de partenariats avec les institutions publiques et privées. Dr Ibrahim Tiémogo a vivement salué les autorités nigériennes pour leur marque d’attention envers son association.
Dans son discours, le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, Colonel Mahaman Elhadj Ousmane, a rendu hommage à tous les ingénieurs agronomes du Niger qui, souvent dans le silence des champs, des laboratoires, des fermes, des vallées et des villages, servent la terre avec science, patriotisme et abnégation. « Notre souveraineté commence dans nos champs, dans notre exploitation, dans notre maîtrise de l’eau, de la semence, de la technologie et du savoir agronomique. C’est pourquoi le rôle de l’ingénieur agronome devient aujourd’hui central dans le combat de la refondation du Niger », a-t-il affirmé.
Colonel Mahaman Elhadj Ousmane a salué les contributions techniques apportées par l’AIAN à la vision présidentielle sur le développement agricole et à la souveraineté alimentaire ainsi que son implication dans les cas de concertation et de réflexion sur l’avenir du secteur rural nigérien. « Nos racines ce sont nos compétences nationales, nos chercheurs, nos techniciens, nos producteurs et notre jeunesse, nos racines ce sont ces femmes et ces hommes qui refusent désormais que le Niger demeure dépendant malgré l’immensité de ses potentialités », a-t-il soutenu.
Aujourd’hui, a poursuivi le ministre de l’Agriculture et de l’Élevage, le contexte impose une nouvelle génération d’agronomes entrepreneurs, innovateurs, créateurs de richesses, transformateurs de produits, bâtisseurs de chaînes de valeur et acteurs de développement territorial, car le Niger de la refondation a besoin d’une jeunesse agronome qui ose produire, transformer, irriguer, exporter et nourrir la nation. « Nous devons sortir définitivement de la logique de dépendance pour entrer dans celle de la production et de la transformation, c’est tout l’essence des réformes engagées par l’État dans le domaine de la grande irrigation de la modernisation agricole, de l’entrepreneuriat des jeunes agricoles de la valorisation des filières agropastorales et de la résilience des populations rurales », a-t-il dit. Pour le ministre, les ingénieurs agronomes ont la responsabilité historique de contribuer à bâtir une économie rurale forte, résiliente et indépendante, car « aucun pays ne peut être véritablement souverain si son peuple dépend des autres pour se nourrir ».
Selon le secrétaire général du gouvernorat de Niamey, M. Moussa Saley Zouzou Moctar, l’agriculture, pilier fondamental de l’économie du Niger, est la garante de la sécurité alimentaire et le moteur de la croissance du pays. Dans cette perspective, a-t-il poursuivi, l’expertise des ingénieurs agronomes est indispensable pour relever les défis du changement climatique, de la dégradation des sols et de l’augmentation des rendements agricoles. « Nous nous engageons à soutenir toutes les initiatives qui favorisent l’entrepreneuriat agricole et l’insertion professionnelle des jeunes agronomes. Nous sommes convaincus que c’est en unissant nos efforts, en mutualisant nos ressources et en encourageant l’innovation que nous parviendrons à faire de l’agriculture nigérienne un secteur florissant et compétitif », a conclu M. Moussa Saley Zouzou Moctar.
Zouladeini A. Razinatou (Stagiaire)
