Moustapha Alou
Ainsi donc, les pays de la Confédération des Etats du Sahel, le Niger, le Mali et le Burkina Faso, disposent d’un passeport et d’une carte d’identité biométrique communs. A travers cette harmonisation et unification, les trois pays de l’AES réaffirment leur engagement pour l’intégration des peuples dans notre espace confédéral.
Ici au Niger, le 26 décembre 2025, le Conseil des Ministres, qui s’était réuni sous la présidence du Président de la République, Chef de l’Etat, Président du Conseil des Ministres, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a examiné et adopté un projet de décret portant réglementation de l’E-passeport nigérien AES ordinaire, du E-passeport nigérien AES de service, et un projet de décret instituant une Carte Nationale d’identité biométrique AES en République du Niger.
Ces deux décisions ouvrent ainsi la voie à la création d’un écosystème numérique plus connecté, efficace et simplifié dans l’espace AES. Les documents biométriques, objets des projets de décrets, renforceront le contrôle et rendront plus efficaces les contrôles d’identité. Le passeport biométrique commun à nos trois Etats vise à favoriser la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace AES et reflète l’intégration régionale.
En effet, dans le but de promouvoir l’intégration sous-régionale à travers l’harmonisation des documents de voyage d’identité, il a été institué un passeport électronique avec les caractéristiques et spécifications techniques communes à la Confédération. La carte nationale d’identité biométrique quant à elle est une carte à puce électronique multifonctions qui s’inscrit dans la dynamique des Etats membres de l’AES d’harmoniser les documents de voyage et d’identité dans la Confédération afin justement de faciliter l’intégration des peuples.
Dans un communiqué, le gouvernement a précisé que dans son contenu, le projet de décret rend obligatoire la carte nationale d’identité biométrique pour tout citoyen nigérien âgé de 15 ans révolus. Il détermine également les conditions d’établissement et de délivrance de cette carte et fixe les sanctions applicables en cas de non-respect de cette obligation.
Rappelons que l’institution de ces documents communs aux trois pays de l’AES est conforme aux orientations de la feuille de route de l’An 1 de la Confédération.
Dans le sillage de cette ligne directrice de la feuille de route de l’AN 1 de la Confédération, le 27 juin 2025, le ministre d’État, ministre de l’Intérieur, de la Sécurité Publique et de l’Administration du Territoire, a procédé à la signature de deux mémorandums d’entente avec la société chargée de la confection et de l’établissement de ces documents au Niger.
Ces accords de principe consacrent respectivement le financement, la construction et la maintenance d’un système d’émission de passeports biométriques en polycarbonate munis de puce électronique et d’archivage électronique des dossiers, et l’émission de la carte nationale d’identité.
Aussi, grâce aux données biométriques stockées en toute sécurité dans la puce du passeport et de la carte d’identité, les différents contrôles seront–ils plus rapides et surtout plus précis dans l’espace AES et dans chacun des pays membres de la Confédération de manière générale.
Tout ce processus est à mettre à l’actif des trois Chefs d’Etat de la Confédération, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, le Général d’Armée Assimi Goita et le Capitaine Ibrahim Traoré, et de leurs ministres en charge du dossier (Affaires Etrangères et Intérieur) qui ont œuvré à l’harmonisation des documents d’identité pour renforcer l’intégration régionale, sécuriser l’identification, lutter contre le terrorisme et faciliter la libre circulation des personnes dans l’espace AES.
Moustapha Alou (ONEP)
