Moustapha Alou
Pour certains de nos compatriotes, le changement de leurs conditions de vie tarde à venir. Pour d’autres, l’amélioration tant attendue de leur quotidien, suite à la réappropriation de nos ressources naturelles, n’est qu’un leurre, et d’aucuns, regroupés dans des syndicats, s’illustrent par une propension à égrener des revendications voire des arrêts de travail. De leur côté, quelques-uns se plaignent de la cherté de la vie, du retard dans le paiement des salaires.
En vérité, toutes ses sautes d’humeur, conjectures, supputations, suppositions, et opinons désobligeantes sur la nouvelle marche du pays relèvent beaucoup plus de la mauvaise foi dans certains cas, et de la schizophrénie dans d’autres.
« Tous ceux qui nous font ces reproches étaient où pendant ces 65 ans ? », s’est interrogé le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, qui précise que « nous sommes dans un processus de réappropriation de nos ressources, c’est ce que certains ne comprennent pas ».
« Il faut que les Nigériens comprennent que d’autres Nigériens se sacrifient pour qu’on atteigne ses objectifs, c’est le cas des Forces de défense et de sécurité, des employés de la SOMAÏR qui produisent cet uranium et c’est le cas des Nigériens conscients, résilients qui savent que le combat ne fait que commencer », ajoutera-t-il.
Libre donc à ceux qui pensent qu’un acquis se défend uniquement à travers des arrêts de travail intempestifs, des grèves perlées voire une cascade de revendications ou de doléances, pour les plus modérés, de poursuivre leur politique de l’autruche.
Du reste, au nom des intérêts supérieurs de la Nation, que les uns et les autres comprennent que « des militaires, des FDS accusaient également des mois d’arriérés pourtant ils se sacrifiaient pour ce même pays, ils mouraient pour ce même pays ».
« C’est la conviction que si nous ne faisons pas le combat, personne ne le fera à notre place et qui dit combat dit sacrifice, c’est la lutte, et la lutte ne se mène pas dans un salon, elle est matérielle, elle est physique, elle est morale ».
Pour le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, « il faut que les gens comprennent ceci pour que tout ce qui arrive en retard ne soit pas pris comme un défi, comme une manifestation de mauvaise foi mais comme un fait circonstanciel, comme un fait conjecturel ».
Voici donc, en quelques mots, les réponses du Président de la République, Chef de l’Etat aux préoccupations de tous ceux qui, individuellement ou collectivement, parmi les 27 millions de Nigériens, défendent quelques privilèges et autres avantages financiers.
Un autre sujet qui fait sensation dans certains milieux non-avertis et mal informés a également été abordé par le Chef de l’Etat : le train de vie de l’Etat.
En effet, au cours de cet entretien, le Président de la République, Chef de l’Etat, a tenu d’abord à préciser qu’en réalité, face aux défis multiples et multiformes, et surtout au regard des aspirations profondes du peuple dans tous les domaines, « nous n’avons pas un train de vie, nous avons un train de survie ».
D’ailleurs, « le premier jour où nous avions reçu le Secrétaire Général du Ministère des Finances, il nous a rappelé les indemnités qui sont dévolues en pareille circonstance aux membres du Conseil…nous lui avons dit que nous allons nous contenter chacun de son salaire et de ses indemnités en fonction de ses responsabilités initiales…notre intervention est basée sur une prise de conscience, pas une volonté de pillage, une prise de conscience pour mettre fin au pillage des maigres ressources nationales », expliquera-t-il.
Moustapha Alou (ONEP)
