Coup de gueule : Mettre fin à la pagaille !

Société

Depuis la création du Guichet Unique Automobile du Niger (GUAN), il y a une claire lisibilité dans la circulation automobile au niveau de nos grandes villes, et notamment dans la capitale Niamey. On contemple avec bonheur les nouvelles plaques minéralogiques des véhicules, avec leur précision sur la série et la région  d’immatriculation du véhicule. Mais curieusement, c’est à ce moment précis qu’une nouvelle vague de plaques d’immatriculation plutôt hors-série,  est en train d’inonder la circulation. Parmi celles-là on peut noter les plaques qui ont des écriteaux  comme député, chef de canton de, chef de groupement de, syndicat de, USN, Sarkin…, Patronat, Chef de village de, Imam de prison civile, etc. On ne compte plus la panoplie de plaques, les unes plus fantaisistes que les autres,  qui foulent au pied le respect de la règlementation en vigueur au Niger. Pourtant en inaugurant en 2014 le guichet unique automobile,  l’on avait évoqué la nécessité de prendre des nouvelles dispositions administratives et techniques pour mettre fin à ce désordre, à cette anarchie, afin non seulement que l’Etat rentre légalement dans ses droits, mais également pour assurer la sécurité des personnes et de leurs biens. En plus de cela, et selon les techniciens du secteur des transports du Niger, avec  le GUAN il ya la mise en place effective des moyens de contrôle d’identification et d’évaluation des véhicules importés sur toute l’étendue du territoire national mettant ainsi fin aux entrées anarchiques et frauduleuses des véhicules et motos de tout genre sur notre territoire.  La recrudescence des plaques particulières dans le plus grand désordre sur nos routes,  met indubitablement à mal tous les efforts entrepris par l’Etat dans le cadre du guichet unique. Elle sape également les efforts de maîtrise de la nature des véhicules en circulation dans nos grandes villes  et fragilise  dangereusement  les efforts de veille sécuritaire. Les citoyens étant sous la  même loi, il est étonnant que ce genre de pratique continue aujourd’hui encore à être toléré sur nos routes. Il en est d’ailleurs de même concernant l’usage outrancier des vitres fumées sur certains véhicules. La banalisation de ce phénomène est ahurissante dans un contexte  où tous les citoyens se doivent de veiller au « tout sécuritaire ».  Mais en laissant les choses en l’état, cela donne l’impression  qu’il ya une légèreté qui ne dit pas son nom. Il faut donc méditer sur la question et trouver les solutions les plus idoines.

Oumarou Moussa(onep)