Démarrage de la 27ème édition du FESPACO : Le Niger présent au rendez-vous avec une délégation et le documentaire “Zinder” en compétition officielle

Société
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Initialement prévue du 27 février au 6 mars, la 27ème édition du Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (FESPACO) avait été repoussée de plusieurs mois du fait de la crise sanitaire de Covid19, pour se tenir finalement du 16 au 23 octobre 2021. Le Président du Faso, M. Roch Marc Christian Kaboré a donné, le 16 octobre dernier, le clap d’ouverture de cette édition placée sous le thème « Cinémas d’Afrique et de la diaspora : nouveaux regards, nouveaux défis « . C’était lors d’une cérémonie riche en son et image qui s’est déroulée dans l’enceinte du Palais des Sports de Ouaga 2000, en présence d’un public massivement mobilisé malgré les mesures prises pour des raisons sanitaires et sécuritaires.  

L’édition 2021 qui coïncide avec le 52ème anniversaire du FESPACO a démarré ainsi par la traditionnelle cérémonie d’ouverture avec un beau spectacle d’une portée appreciable pour son originalité.   Les valeurs et les messages collant avec l’actualité et les préoccupations du moment véhiculés par la création de bonne facture du chorégraphe Serge Aimé Coulibaly ont touché le public. Il y avait aussi la présence remarquable du Sénégal pays invité de cette édition dont les artistes Baba Maal, ou Didier Awadi qui était sur scène avec le rappeur burkinabè Smokey ont chauffé la salle du Palais des sports de Ouaga 2000. Cette cérémonie avait également un caractère d’hommage au père de la révolution burkinabè, feu Thomas Sankara dont le 34ème anniversaire de son assassinat a été commémoré la veille de l’ouverture du FESPACO. 

La tenue de cette édition qui constitue le baptême de feu du nouveau délégué général du FESPACO, M. Moussa Alex SAWADOGO est déjà un défi relevé. Car, l’événement avait d’abord été reporté du fait de la crise sanitaire. Aussi, la situation sécuritaire au Burkina Faso, et au Sahel en général reste toujours source de préoccupations. La ministre de la culture, Mme Elise Thiombiano a demandé dans son discours une minute de silence à la mémoire des victimes et tous ceux qui sont affectés par la crise securitaire ; environ 2000 morts et plus d’un million de déplacés depuis 2015. Cependant, Mme Elise Thiombiano s’est félicitée que le Fespaco puisse se tenir malgré ce contexte.  » Face à la crise sécuritaire sans précédent, nous restons debout « , a-t-elle relevé. Ce qui dénote aussi de la vertu résiliente de l’Art.   

Sur les 239 films en selection officielle, 17 de la catégorie fiction long métrage sont en lice pour l’étalon d’or de Yennenga le plus prestigieux Prix du FESPACO. Plusieurs autres prix sont en jeu également, dans les catégories documentaire ; série TV, film d’école avec plusieurs Prix spéciaux. 

Le Niger est présent à ce rendez-vous avec le film Zinder de la réalisatrice Aicha Macky en compétition dans la catégorie documentaire, qui est en projection à partir du 18 octobre au Ciné Neerwaya. Le Niger s’illustre ces dernières années en documentaire avec notamment le trio Aicha Macky, Amina Weira, Amina Mamani Abdoulaye dont les films connaissent des succès dans les festivals internationaux. Comme d’habitude le Niger assure sa participation au FESPACO avec une délégation du ministère en charge de la culture au niveau central, du Centre National de la Cinématographie du Niger, de l’Agence de Promotion des Entreprises et Industries Culturelles sous la conduite de leurs directeurs généraux, M.M. Sani Magori et Souleymane Ibrahim. Ces structures et le CCFN Jean Rouch  tiennent leurs stands au Marché International du cinéma et de la télévision africain (MICA). Deux autres nigériens, notamment M. Harouna Niandou président de la fédération des associations des cinéastes et acteurs du cinéma du Niger et M. Souley Moutari Journaliste à l’ONEP sont membres des jurys Prix spéciaux,  respectivement Prix du Conseil de l’Entente et Prix de la Fédération Africaine de la Critique Cinématographique. 

Pendant une semaine l’esprit du FESPACO s’empare ainsi de Ouagadougou qui vit au rythme de cette grande fête du cinéma, avec d’abord dès la matinée du premier jour du festival la traditionnelle cérémonie de libation pour honorer la mémoire des cinéastes disparus  et pour la suite, des projections, des colloques sur le cinéma, des foires ou rues marchandes, des concerts, etc.    

 Souley Moutari (onep) à Ouagadougou