Lors de la séance de travail
Le Secrétaire Général du Ministère du Pétrole et Conseiller Spécial du Président de la République Chargé du Pétrole, M. Abdoul Karim Mohamed Ali, a eu, dans l’après-midi du mercredi 14 janvier 2026, une séance de travail avec l’ambassadeur de l’Indonésie auprès du Niger, SE. Bambang Suharto. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays dans le domaine énergétique en général et pétrolier en particulier.
Dès l’entame de la rencontre relative à ce secteur stratégique pour le Niger, l’ambassadeur S.E Bambang Suharto a présenté la société d’État Pertamina, une entreprise publique du secteur pétrolier présente en Algérie, au Nigeria, en Tanzanie, en Irak et au Qatar. En décembre dernier, a rappelé l’ambassadeur, le Président indonésien a inauguré la plus grande raffinerie de son pays, avec une capacité de 330 000 barils/jour.
L’Indonésie, a déclaré SE. Bambang Suharto, souhaite collaborer en joint-venture avec l’État du Niger dans le secteur pétrolier en vue de renforcer les capacités des acteurs et le transfert des technologies, et aussi booster l’exploration du potentiel pétrolier.
Le Secrétaire Général du Ministère du pétrole a, quand lui, présenté le potentiel pétrolier du Niger à ses hôtes. Dans son exposé, il a mentionné que le pays dispose de 45 blocs, dont 9 en exploration et 1 en production. « Nous produisons 110 000 barils par jour, 20 000 sont consommés localement, les 90 000 sont exportés via le plus long pipeline de l’Afrique. Nous avons une raffinerie de 20 000 barils et aussi un pipeline interne qui ravitaille la raffinerie », a détaillé le Secrétaire Général du Ministère du Pétrole.
Pour M. Abdoul Karim Mohamed Ali, la collaboration avec l’Indonesie permettra au Niger de diversifier ses partenaires et intensifier l’exploration. A ce jour, a-t-il dit, 70% de la superficie du Niger est sur un bassin sédimentaire. « Il n’y a que 6% de ce bassin qui a été exploré, et la production actuelle ne vient que de 11% de ces 6%. Donc, il y a encore du potentiel et notre objectif, c’est d’aller à 400. 000 barils d’ici 2030 », a-t-il précisé.
Fatiyatou Inoussa (ONEP)
