Les jeunes filles participant au dialogue
Dans le cadre de la Journée mondiale de la jeune fille, célébrée à Niamey du 9 au 13 octobre 2026, le Fonds des Nations unies pour l’enfance (UNICEF) a organisé dans l’après-midi du vendredi 9 octobre au Palais du 29 juillet, un dialogue intergénérationnel. Réunissant adolescentes, mères et femmes expérimentées dans plusieurs domaines de l’entrepreneuriat venues des huit (8) régions du pays, cette rencontre a été un moment d’échanges et de partage d’expériences.
Des femmes entrepreneures, journalistes, artistes, promotrices culturelles, commerçantes et politiciennes qui excellent dans divers domaines entrepreneuriaux se sont rassemblées pour partager leurs expériences professionnelles avec les jeunes filles en apprentissage pour une carrière entrepreneuriale durable et rentable.
En racontant leurs parcours marqués par des épreuves difficiles traversées, ces femmes ont démontré aux jeunes filles, avec des exemples palpables, que le travail, la patience et la persévérance triomphent toujours. Elles les ont encouragées à se battre avec courage et détermination pour leur autonomisation financière. « Il faut rêver loin pour construire quelque chose de grandiose », ont-elles dit pendant les échanges avec leurs cadettes.
Intervenant à cette occasion, Mme Hélène Ayika, conseillère technique du ministre de la Communication et des Nouvelles Technologies de l’Information a souligné que cette initiative dénommée « Celles qui ont montré la voie », consiste à échanger avec les jeunes femmes qui sont dans le programme de Hadyline pour leur apprendre à surmonter certaines difficultés, jusqu’à réussir. « Cette initiative est bénéfique, car elle aide les jeunes filles à mieux affronter les défis et à ne pas les considérer comme étant des échecs, mais un tremplin pour se relever de chaque échec afin de réussir », a-t-elle soutenu.
Ces jeunes filles, a poursuivi Mme Hélène Ayika, ont un potentiel très fort, mais ne savent pas toujours comment affronter les difficultés. Elle a ajouté que l’environnement dans lequel elles entreprennent n’est pas toujours favorable, ce qui doit interpeller les décideurs. « On ne doit plus attendre les financements des partenaires. C’est le changement de paradigme qui doit intervenir aujourd’hui. Dans ce contexte de la refondation, la souveraineté, chacune de nous doit l’intégrer, savoir qu’il faut que nous nous en sortions par nous-mêmes. Lorsque vous recevez les financements des partenaires, forcément vous faites ce qu’ils veulent et ce n’est pas toujours ce que vous voulez », a dit la conseillère technique du ministre en charge de la Communication.
Beaucoup de jeunes filles qui participent au dialogue intergénérationnel ont salué la démarche des échanges directs avec leurs aînées. Elles ont promis, aux côtés de leurs études, d’entreprendre avec ardeur afin d’obtenir des résultats significatifs.
Zouladeini A. Razinatou (ONEP)



