Moustapha Alou
La récente tentative d’infiltration de quelques terroristes pantins du système néocolonialiste à la Base 101 et l’aéroport international Diori Hamani de Niamey, les incursions des groupes du même genre dans certaines zones de notre pays, les attaques contre les populations civiles, l’obstination de la France, l’entêtement de celui qui la dirige à en découdre avec le Niger et au surplus à ramener notre pays dans son giron, les faux-fuyants de certains pays de la sous-région et la complicité active d’autres, sont en vérité des indices sinon des signaux qui appellent à la vigilance, la mobilisation générale pour la défense de la patrie, la mobilisation générale tout court et pour faire court.
Il y a précisément deux mois, le 26 décembre 2025 pour être beaucoup plus précis, le conseil des ministres, réunit sous la présidence du Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, a adopté le projet d’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie.
La mise en œuvre de cette mesure légale, prévue par la loi numéro 2002-30 du 31 décembre 2002 portant sur l’organisation de la défense nationale et l’article 43 de la Charte de la Refondation, permettra aux fils et filles de la Nation, individuellement et collectivement, d’avoir le réflexe approprié, l’attitude qui sied, le comportement adapté, à la situation dont l’exceptionnalité et l’extraordinarité ne souffrent d’aucun doute comme l’indiquent les signaux sus indiqués.
Clairement et sans ambiguïté, l’ordonnance précise que « tout citoyen est tenu au respect des dispositions et des mesures relatives à la mobilisation ».
Quelles sont ces mesures et dispositions que le citoyen est tenu de respecter ?
Il s’agit pour le citoyen, quand l’heure de la mise en œuvre sonnera, de répondre immédiatement à l’ordre d’appel ou de rappel, répondre sans délais à l’exécution des mesures de la défense de la Patrie, se soumettre à la réquisition, se conformer aux dispositions prises par les autorités compétentes.
En plus, le citoyen doit s’abstenir de communiquer et d’échanger notamment à travers les technologies modernes ou tout autre moyen pouvant faire obstacle à la mobilisation générale ou influer négativement sur sa mise en œuvre.
Enfin, le citoyen doit informer les autorités publiques compétentes sur tout ressortissant de pays hostiles se trouvant sur le territoire national et sur tous les faits et actes pouvant entraver l’exécution de l’opération de mobilisation générale.
Voici donc, les différentes mesures qui entrent dans le cadre de l’ordonnance portant mobilisation générale pour la défense de la patrie qui elle-même est dictée par la nécessité de préserver l’intégrité du territoire national, la souveraineté de l’Etat, de protéger aussi les populations, les institutions et les intérêts vitaux de notre pays contre toute velléité et menaces intérieures ou extérieures.
Il est prévu une sensibilisation citoyenne pour consolider le sentiment patriotique, fortifier la prise de conscience du rôle que chaque citoyen doit jouer dans le cadre de la mobilisation générale et mettre en relief leurs devoirs à l’égard de la patrie.
C’est justement pour cimenter le sentiment national, expliquer et expliciter l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie, que le Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), à travers des délégations, a entamé, il y a quelques jours, une mission nationale d’information et de sensibilisation.
Cette immersion des membres du CCR dans les huit régions du pays cadre si bien avec le serment solennel d’engagement patriotique à la mobilisation générale pour la défense de la patrie fait par l’institution, en fin décembre 2025, à l’issue de sa première session extraordinaire convoquée par le Président de la République, Chef de l’État, le Général d’Armée Abdourahamane Tiani, pour exclusivement plancher sur le contenu de l’ordonnance relative à la mobilisation générale pour la défense de la patrie.
Outre le CCR, les autorités administratives régionales, départementales, communales, la chefferie traditionnelle, les leaders religieux et de nombreuses structures de la société civile, organisations des femmes, des jeunes, des autres couches sociales et socioprofessionnelles sont à pied d’œuvre partout au Niger pour expliquer aux populations le comportement à adopter, les mesures à respecter quand l’heure de la mobilisation pour la défense de la patrie sonnera, l’heure à laquelle elles vont basculer d’un temps de paix à un temps de guerre.
Moustapha Alou (ONEP)
