Moustapha Alou
Sans surprise, c’est dans un mouvement d’ensemble que les fils et filles de la nation, et les populations de la Confédération des Etats du Sahel (AES), se sont mobilisés et se mobilisent encore pour répondre à l’inqualifiable ingérence, l’innommable immixion et l’éhontée incursion du parlement de l’Union Européenne dans les affaires internes de notre souverain pays.
En effet, vent debout, hommes, femmes, jeunes, personnes du troisième âge, associations socioprofessionnelles ont décidé au Niger, au Burkina Faso, au Mali et dans le reste du monde de constituer un rempart contre les velléités rétrogrades, les intentions malveillantes insidieusement avouées dans une fantomatique résolution de ce parlement, et les objectifs inavoués de cette combinarde institution.
Cette mobilisation populaire tous azimuts intervient, au demeurant, dans un contexte de mobilisation générale pour la défense de la patrie, de veille permanente et de vigilance de tous les instants par toutes les populations d’ici et partout dans l’espace confédéral.
La Confédération des Etats du Sahel a, comme de juste, condamné avec fermeté cette ingérence grave, concertée et délibérée dans les affaires intérieures de l’Etat souverain du Niger par « ce parlement » qui, sous le couvert d’une prétendue humanité, a choisi une sélectivité aussi inopportune que malveillante dans un monde bouleversé et scandalisé par des violations flagrantes, délibérés, répétées, continues et à ciel ouvert du droit international comme l’enlèvement d’un Chef d’Etat ou l’assassinat d’un guide religieux et spirituel.
C’est à juste titre aussi que la Confédération révèle à son opinion et au reste du monde qu’à travers cette résolution, ses initiateurs, un groupuscule d’acteurs bien connus, animés d’un paternalisme d’un autre âge, nostalgiques d’un passé colonial à jamais révolu et toujours guidés par la préservation d’intérêts mercantilistes, coutumiers de manœuvres perfides, habitués d’actions sournoises, dévoilent une fois encore et une fois de plus leurs intentions réelles qui ne sont rien d’autre que le retour à l’ordre néocolonial désuet et ses avatars déphasés.
Cette position dégagée avec fermeté, responsabilité et solidarité par le Président du Faso, Chef de l’État, Président en exercice de la Confédération AES, est partagée par l’ensemble des populations de la Confédération comme l’atteste la déclaration commune des organisations et acteurs de la veille citoyenne de l’AES rendue publique simultanément à Niamey, Ouagadougou et Bamako samedi dernier.
Dans cette déclaration qui ne souffre d’aucune ambiguïté ni fioriture et dont le contenu et la trame étaient, il faut le dire, tout aussi clairement à la hauteur de l’incartade délibérée des eurodéputés, les sociétés civiles de l’espace confédéral relèvent qu’en vérité derrière cette résolution se cache la main de la France qui, refusant d’accepter sa défaite historique dans le Sahel, manœuvre et instrumentalise le parlement européen à travers ses réseaux d’influence et autres relais pour tenter de reprendre, par des actions sous-bois politiques, ce qu’elle a perdu sur le terrain.
Au-delà des déclarations et discours d’engagement citoyen, les sociétés civiles de l’espace AES ont décidé d’organiser des manifestations populaires dans les villes et les campagnes du Niger, du Burkina Faso et du Mali, le samedi 28 mars 2026, pour réaffirmer l’attachement indéfectible des peuples de l’AES à leur souveraineté et d’exprimer avec véhémence toute forme d’ingérence extérieure dans les affaires des pays de la Confédération.
Cette dynamique de mobilisation est également observée dans le reste du monde, dans la diaspora en d’autres termes où des manifestations de soutien à la Confédération seront organisées sur presque tous les continents, y compris sur « le vieux continent » dont l’attitude des députés est aujourd’hui décriée.
Au plan national, la mobilisation ne faiblit pas au niveau de toutes les couches sociales et socioprofessionnelles voire des institutions de la refondation à l’instar du Conseil Consultatif de la Refondation (CCR), microcosme du Niger nouveau, qui n’est pas passé par quatre chemins pour rejeter cette résolution inique et unique en son genre de ce qui tient lieu de parlement à l’Union Européenne.
Moustapha Alou (ONEP)
