Colonel-major Abdourahamane Amadou, ministre des Transports et de l’Aviation Civile
Le Niger, aux côtés de ses partenaires de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel, se joint aujourd’hui lundi 23 mars 2026 à la communauté internationale pour célébrer la journée météorologique mondiale. Cette année le thème retenu est : « Observer aujourd’hui, protéger demain ». A la veille de cette journée, le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou a livré un message dans lequel il a rappelé que le 23 mars 1950 marque l’entrée en vigueur de la convention instituant l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM), pilier de la coopération scientifique internationale dans les domaines du temps, du climat et de l’eau.
En livrant son message, le ministre des Transports et de l’Aviation Civile, le Colonel-major Abdourahamane Amadou, a expliqué que cette journée revêt pour le Niger une signification particulière. « Elle nous rappelle que la maîtrise de l’information météorologique n’est pas seulement un enjeu scientifique, c’est un enjeu de souveraineté, de sécurité nationale et de résilience pour nos populations », a-t-il ajouté.
Selon le ministre en charge des Transports, derrière chaque prévision météorologique se trouve un système mondial d’observation qui mobilise stations terrestres, satellites, navires, aéronefs et ballons sondes. Ces millions de données collectées chaque jour permettent d’anticiper les phénomènes extrêmes, d’émettre des alertes précoces et de sauver des vies. « Dans nos pays sahéliens, où les populations dépendent fortement des conditions climatiques, ces informations sont vitales. Elles guident les semis agricoles, la gestion de l’eau, la prévention des catastrophes, la planification du développement et la sécurité aéronautique. Elles constituent un outil stratégique pour renforcer notre résilience face aux sécheresses, aux inondations, aux vagues de chaleur, aux tempêtes de sable et aux risques d’insécurité alimentaire », a-t-il indiqué.
Le ministre Abdourahamane Amadou, a reconnu que le Niger comme l’ensemble des pays de l’AES, fait face à des défis climatiques majeurs. « Pourtant, malgré les progrès réalisés, notre réseau d’observation demeure insuffisant dans certaines régions. Cette situation affecte la qualité des prévisions, tant au niveau national que régional », a-t-il déclaré.
C’est pourquoi a précisé le ministre Abdourahamane Amadou, le Gouvernement du Niger a fait le choix d’investir résolument dans la modernisation de ses infrastructures météorologiques. « Ces investissements ne sont pas des dépenses, ce sont des actifs stratégiques, indispensables à la sécurité, à la souveraineté et au développement durable de notre Nation. Nous avons renforcé les stations météorologiques automatiques, modernisé les systèmes de collecte et de traitement des données, et engagé un vaste programme de montée en compétence des ressources humaines » a-t-il rappelé. Pour le ministre en charge des Transports, ces efforts s’inscrivent dans les priorités nationales définies dans le Document de Programmation Pluriannuelle des Dépenses (DPPD) 2026-2028 et dans le Programme de Résilience pour la Sauvegarde de la Patrie (PRSP) 2024-2026.
Le ministre en charge des Transports a souligné que deux axes majeurs guident cette action à savoir le renforcement du réseau d’observation et l’amélioration de la résilience des populations face aux risques climatiques « Ces priorités rejoignent celles de l’OMM, qui œuvre pour que chaque citoyen dans le monde bénéficie d’un système d’alerte précoce efficace. Elles s’inscrivent également dans la vision stratégique de l’AES, qui place la résilience climatique et la souveraineté scientifique d’intégration au cœur de son projet », a-t-il également ajouté.
Face à certaines réalités liées aux changements climatiques, le Colonel-major Abdourahamane Amadou a remarqué que les systèmes d’alerte précoce ne sont plus une option, mais plutôt une obligation stratégique. « Selon la Banque mondiale, l’accès universel à ces systèmes permettrait d’éviter chaque année des milliards de dollars de pertes économiques et sociales »,a-t-il souligné. Mieux, a soutenu le ministre Abdourahamane Amadou, les avancées technologiques, notamment dans l’intelligence artificielle, offrent aujourd’hui des opportunités inédites pour améliorer la précision des prévisions. « Mais ces technologies doivent être maîtrisées, adaptées à nos réalités et mises au service de nos populations. Elles doivent renforcer notre souveraineté, et non créer de nouvelles dépendances », a-t-il conclu.
Abdoulaye Mamane (ONEP)
