Le Colonel-major Garba Hakimi livrant son message à l’occasion de la Journée mondiale de la Santé
Le Niger a célébré, le mardi 7 avril 2026, la journée mondiale de la Santé sous le thème : « Ensemble pour la santé soutenons la science ». A cet effet, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a livré un message dans lequel il a invité les acteurs à faire le point sur les progrès accomplis, mais aussi sur les défis persistants auxquels font face nos systèmes de santé.
Pour le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le thème de cette édition souligne l’importance de la preuve scientifique dans l’élaboration des politiques de santé publique et de l’action collective pour la santé mondiale. « Il vient nous rappeler de la nécessité à mettre en place des mesures de sensibilisation et des actions pratiques afin que le grand public comprenne l’impact de la recherche scientifique sur la santé », a-t-il rappelé.
Le ministre Garba Hakimi a invité les acteurs de la santé à se joindre à cette large campagne de sensibilisation pour expliquer aux populations l’impact des réalisations scientifiques à travers des exemples concrets, tout en mettant l’accent sur l’approche ‘’Une seule santé’’. « En effet, la santé humaine, la santé animale et la santé environnementale sont indissociables. C’est le sens profond du concept «Une Seule Santé». Il ne s’agit pas d’un slogan de plus, mais une manière efficace de protéger nos familles, nos éleveurs, nos agriculteurs, aussi bien dans les villes que dans les villages contre les menaces sanitaires d’aujourd’hui et de demain en apprenant les uns des autres, en partageant les données essentielles et en parlant d’une seule voix », a-t-il expliqué.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a fait remarquer que malgré un contexte marqué par d’importants défis sécuritaires, climatiques et socio-économiques, le Niger poursuit ses efforts pour bâtir un système de santé plus résilient, plus équitable et plus proche des populations, conformément à la vision du gouvernement visant l’accès universel à des soins de qualité à tous, en particulier aux communautés les plus vulnérables. « Aussi, le thème de la journée nous rappelle que sans la science, il ne peut y avoir de progrès durable en santé. Les grands défis sanitaires de notre époque -épidémies, urgences climatiques, maladies émergentes ou résistance aux antimicrobiens- ne peuvent être relevés que grâce à la coopération, à la recherche, à l’innovation et à la confiance dans les données probantes. Soutenir la science, c’est donc investir au profit de celles et ceux qui la font vivre », a-t-il ajouté.
Cependant, le ministre Garba Hakimi a fait constater que prendre des actes et financer la recherche scientifique est une chose, mais avoir l’accompagnement des communautés est une autre chose. En effet, a-t-il insisté, tant que les populations ne feront pas des liens entre l’apport de la science et les orientations du système de santé dans le cadre de l’amélioration de leur bien-être, beaucoup restera à faire. C’est pourquoi, le ministre en charge de la Santé a invité les professionnels de santé à tous les niveaux, les associations ainsi que tous les autres acteurs œuvrant dans le domaine de la promotion de la santé, à profiter de ce thème pour faire comprendre que la recherche scientifique nécessite de rendre les données concrètes, accessibles et engageantes, en illustrant des impacts directs et palpables sur la vie quotidienne, comme les vaccins ou la nutrition.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, a réaffirmé la volonté des autorités du Niger à investir dans le développement humain et soutenir toutes les initiatives de la promotion de la santé en général, le contrôle des maladies transmissibles en particulier. « Ensemble, soutenons les recherches scientifiques pour la promotion d’une vie saine, la prévention et le contrôle des maladies en général et des épidémies en particulier, tout en renforçant la collaboration entre les secteurs de la santé humaine, santé animale et santé environnementale », a-t-il conclu.
Abdoulaye Mamane (ONEP)
