Une vue des personnalités au lancement ...
Le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture, M. Sidi Mohamed Almahmoud, a procédé, le vendredi 13 février 2026, au complexe touristique de Kourfaye à Filingué, au lancement de la deuxième cohorte de l’initiative « Un jeune, un citoyen modèle » qui vise à sensibiliser 200 jeunes Nigériens à la citoyenneté responsable et au changement de mentalité. Cette deuxième cohorte, organisée par le Conseil régional de la jeunesse de Tillabéri, s’est déroulée du 13 au 15 février, dans l’objectif de préparer la jeunesse à relever les défis liés à l’employabilité, à la sécurité et à l’économie, en encourageant les jeunes à agir pour le développement du Niger en adoptant des valeurs de paix et de cohésion sociale. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres du CNSP et du gouvernement, ainsi que de nombreux invités.
Prenant la parole, le ministre de la Jeunesse, des Sports et de la Culture a souligné l’importance de cette activité, organisée par l’un des comités exécutifs, qu’il considère comme l’un des plus dynamiques qu’il a eu la chance de diriger par le passé. « Je peux vous assurer que je connais votre engagement, avec lequel vous avez toujours œuvré. Cette initiative s’inscrit également dans la dynamique de la refondation. La jeunesse représente le pilier fondamental sur lequel un pays s’assoit et les pieds sur lesquels il compte pour son développement dans tous les secteurs. C’est aussi le présent, le moteur d’un pays et surtout son avenir », a-t-il déclaré.

Il a profité de cette occasion pour encourager et remercier les nombreux jeunes présents, ajoutant que le combat de la refondation ne fait que commencer et que cette deuxième cohorte s’inscrit dans la droite ligne des orientations des plus hautes autorités. « Vous avez devant vous plusieurs membres du CNSP et du gouvernement. Qui mieux qu’eux pour transmettre aux plus hautes autorités votre message et votre engagement pour sauvegarder notre patrie ? Nous sommes dans une région particulièrement touchée par le fléau de l’insécurité, et ce phénomène a pour principal carburant les jeunes », a-t-il expliqué.
Particulièrement touché par toutes ces initiatives portées par les jeunes, il les a encouragés à multiplier ce genre d’initiatives pour nettoyer l’environnement qui alimente ce fléau, afin que ce type d’activité se déroule dans tous les départements, toutes les communes et toutes les contrées du Niger. Il a précisé que le Niger a besoin d’une jeunesse responsable, dynamique et consciente des enjeux du pays. Il les a également remerciés pour leurs efforts et leur dynamisme, inscrits dans un esprit de refondation.
« On a besoin d’une jeunesse engagée, debout, citoyenne, sentinelle de la patrie. Cette jeunesse-là, elle est là devant nous, c’est vous. Nous avons besoin de cette jeunesse qui ne compte que sur elle-même. C’est ça le modèle et nous voulons vraiment vous encourager et vous rassurer que vous puissiez compter sur nous en tant qu’autorités. Je peux vous assurer que vous pouvez, chaque fois que vous le souhaitez, venir discuter avec nous », a-t-il conclu.
Le ministre de la Santé et de l’Hygiène publique, le Médecin Colonel Major Garba Hakimi, s’adressant aux jeunes, a souligné l’importance de leur rôle dans la préservation et l’amélioration de l’avenir du pays. Il a indiqué que la situation économique et sécuritaire actuelle du Niger, ainsi que celle des pays de l’AES de manière globale, soulèvent un certain nombre d’interrogations qui nécessitent une prise de conscience. Selon lui, cette formation à laquelle les jeunes participent est fondamentale pour leur permettre de mieux comprendre la situation du Niger.
« Vous venez de chanter l’hymne national du Niger et celui de l’AES. Vous avez retenu la partie qui dit “Soldats, nous le sommes tous”. Cela signifie qu’il y a deux catégories de soldats, les anciens soldats comme nous et les jeunes soldats comme vous. Donc, chers jeunes, levez-vous, restez debout pour sauvegarder votre pays afin que l’avenir soit meilleur », a-t-il affirmé.
Le ministre en charge de la Santé a ajouté que les jalons et les actions que le CNSP est en train de poser pour un avenir meilleur doivent être concrétisés, et que cette concrétisation doit venir de la jeunesse. Il a précisé que la situation actuelle exige que les jeunes se comportent en soldats pour défendre le Niger et l’AES. « L’objectif est de transmettre un pays stable et souverain aux générations futures. Bon courage à vous les jeunes, pour une citoyenneté responsable », a-t-il martelé.
Pour sa part, le président du Conseil régional de la jeunesse, M. Ousseini Daouda Abdou, a déclaré que cette formation, d’une durée de trois jours, sera sanctionnée par des attestations. Il a indiqué que la jeunesse du Niger est confrontée à plusieurs défis majeurs, notamment en matière d’employabilité, de sécurité, d’économie et surtout de changement de mentalité. « Il s’agit d’amener les jeunes à comprendre qu’en réalité, c’est sur eux que le pays compte pour se développer. C’est à eux d’agir pour le développement, en commençant par un changement des mentalités », a-t-il expliqué.
Nous devons incarner nous-mêmes les valeurs citoyennes, les valeurs de paix et de cohésion, a poursuivi M. Ousseini, rappelant que la région est aujourd’hui fragilisée par l’insécurité et qu’il est nécessaire de développer une synergie d’actions avec les forces de défense et de sécurité pour un avenir meilleur.
Il a également ajouté que la jeunesse doit comprendre qu’aujourd’hui la guerre est aussi informationnelle. Elle doit éviter de croire et de partager toutes les informations reçues sur les réseaux sociaux. Elle doit se référer aux communications officielles des autorités et des institutions de la République, plutôt qu’aux informations fallacieuses circulant sur les réseaux sociaux. « Il y a beaucoup de valeurs citoyennes autour de ces initiatives que nous développons à chaque étape. Nous allons continuer, ce sera prochainement soit à Kollo ou à Say, afin d’étendre l’initiative dans tous les départements et pourquoi pas, dans les quarante-cinq communes de la région de Tillabéri », a-t-il souhaité.
Assad Hamadou, Envoyé Spécial
