Le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique, le médecin Colonel-major Garba Hakimi, a procédé, le vendredi 14 août 2026 à Niamey, au lancement de la plateforme d’inscription en ligne pour l’Examen Unique de Certification en Santé, session 2026. Cette initiative vise à faciliter le travail de la Commission nationale indépendante chargée de l’organisation dudit examen en facilitant l’enregistrement et le traitement des dossiers, la centralisation des listes, la transmission des convocations aux commissions régionales, et la supervision des épreuves.
À cette occasion, le ministre a précisé les raisons qui ont sous-tendu l’organisation de cet examen national avant de rappeler que cette démarche s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Plan de Développement Sanitaire 2022-2026 qui a pour ambition d’insuffler une dynamique d’efficience et de performance au système sanitaire. « Cet examen est le couronnement d’un long processus mûri depuis 2001. Il est passé du diagnostic approfondi de la formation ayant mis en lumière des disparités préoccupantes entre la formation théorique dispensée et les réalités pratiques du terrain, à l’harmonisation rigoureuse des programmes », a-t-il déclaré. L’organisation de cet examen unique vise à relever le défi de la qualité dans la formation initiale des professions de santé afin de former des agents compétents et qualifiés pour garantir une meilleure prise en charge des soins de la population.
Par ailleurs, le médecin Colonel-major Garba Hakimi a souligné le succès que connaît cette réforme à travers une évolution croissante des acteurs et du nombre de candidats enregistrés. « De seulement 1 500 candidats en 2011, la session 2026 s’apprête à mobiliser 9 143 candidats issus de 60 établissements publics et privés », a-t-il relevé.
Toutefois, pour pérenniser cet acquis, le ministre de la Santé et de l’Hygiène Publique a indiqué que des initiatives pertinentes doivent être mises en œuvre pour permettre à la Commission Nationale Indépendante d’accomplir sa mission. Il lui incombe, a-t-il fait savoir, d’effectuer la centralisation et le traitement des listes de candidats, procéder à la collecte et la sélection des propositions d’épreuves théoriques, à la validation rigoureuse des dossiers de candidature, la transmission aux Commissions Régionales des convocations individuelles, la supervision impartiale des épreuves théoriques et pratiques, et la délibération souveraine des résultats.
Il a également dit que la gestion manuelle de ce processus montrait des limites, générant des délais importants, d’énormes ressources et des contraintes d’exploitation majeure. « C’est pour répondre à cette exigence de modernisation que la Commission initie aujourd’hui la digitalisation intégrale du processus, véritable levier d’efficacité, de célérité et de transparence », a-t-il ajouté.
Enfin, le ministre s’est dit convaincu de la réussite de ce projet avant d’encourager les membres de la commission nationale à poursuivre leur démarche pour accomplir un travail de qualité. « Je ne doute nullement de la qualité des résultats qui émaneront du processus d’organisation au regard de l’expertise éprouvée des membres et de l’introduction de la plateforme d’inscription en ligne des candidats », a-t-il soutenu. Les membres ont procédé à la présentation de la plateforme en mettant l’accent sur les formalités et étapes d’inscription, la gestion des candidatures, les filières concernées en fonction du niveau d’études, les frais d’inscription, la gestion de ladite plateforme d’inscription, etc.
Massaouda A. Ibrahim (ONEP)
