Le code de la lutte : Pour une saine compétition, dans les règles de l’art

Société
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De mémoire de reporter sportif, le Sabre National n’a jamais été aussi houleux et controversé que lors des éditions de 2012 et 2013 respectivement à Maradi et à Niamey.  Ces deux éditions ont été émaillées de graves contestations, souvent allant jusqu’à l’émeute. A Maradi en 2012 tout comme à Niamey un an plus tard, la police nationale s’est vu obligé d’intervenir pour rétablir l’ordre et la sécurité au sein de l’arène. Des attitudes d’un autre âge qui ont marqué la conscience des nigériens férus de lutte traditionnelle, et qui ont même suscité une interpellation du ministre en charge des sports devant la Représentation nationale.  Des  innovations  introduites dans le code de la lutte, on retient entre autres, que  la qualification de lutteur  pour prendre part au sabre doit présenter entre autres pièces, un certificat de nationalité. Cette disposition a été prise pour mettre fin au recrutement  des lutteurs de nationalité étrangère qui de plus en plus prend de l’ampleur alors que  les compétitions du sabre national sont  exclusivement réservées aux nationaux ; le transfert des lutteurs pour lequel la périodicité et les conditions ont été clairement définies ; le combat truqué ou lorsqu’un lutteur donne volontairement une victoire avant la fin du combat, le lutteur perdant est disqualifié. Il ne peut être remplacé pour la suite du Sabre national. En plus, il est suspendu des compétitions nationales et internationales pour une durée d’un (1) an. Il ne peut  prendre  part à la compétition du prochain Sabre National. Il y a aussi la  chute dont l’action débute  dans l’aire de combat et se termine sur les sacs qui désormais est validée. En outre, les  sanctions contre  les lutteurs, les entraineurs, les officiels (arbitres, membres de la tables techniques, membres de jury, membres du comité chargé de détecter les combats truqués)  et  les dirigeants des structures de la FENILUTTES qui se rendent coupables d’actes susceptibles de provoquer des perturbations dans le déroulement de la compétition ont été définies. Une autre innovation, c’est la  non limitation de temps de combat pendant la phase finale comportant les 1/16ème de finales1/8ème de finales,¼ de finales, ½ finales, les 3e et 4e places et la finale. Ainsi,  le combat se déroule en autant de  périodes de 10 minutes entrecoupées d’une pause de deux (02) minutes, jusqu’à la victoire de l’un sur l’autre par chute ferme. Toutefois, la victoire peut intervenir à tout moment en cas de fautes graves qui ont été répertoriées, en cas de refus délibéré de combattre, après trois (3) avertissements verbaux. Le jury  dont la composition est réduite à  cinq (5) membres sera désormais présidé par le représentant du ministère en charge des Sports avec comme rapporteur Le secrétaire général du Bureau Exécutif de la FENILUTTES. Dorénavant pour statuer sur tout cas de litige soumis à leur appréciation, les membres du jury se prononcent par écrit. Le Président du jury fait la synthèse des avis en présence des autres  membres et communique publiquement le verdict. Il y a aussi comme innovation la  création d’un Comité chargé de détecter les combats truqués qui est composé de neuf (9) membres dont un représentant de la FENILUTTES et 8 anciens lutteurs désignés chacun par sa région. Quant au comité ad hoc présidé par le  ministre en charge des sports, il a comme membres  les personnalités  administratives et coutumières de la région hôte et le président de la FENILUTTES. Le  Comité Ad hoc  statue sur appel des décisions rendues par le jury. Il peut  s’autosaisir  et régler tous les litiges qui  surviennent à tous les niveaux du processus du Sabre National.  Ses décisions sont sans appel. Une vulgarisation dudit code a été faite après son adoption.

Par Oumarou Moussa(onep)